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Laurstralyan Road

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Laurstralyan Road
7 janvier 2013

Bilan Asie du Sud-Est

Le troisième et dernier chapitre de notre périple est désormais terminé. Nos trois mois et demi en Asie sont passés, une nouvelle fois, à une vitesse grand V, et nous on fait voyager plus que nous ne l’aurions sans doute imaginé. 

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L’Asie du Sud-est est une partie du monde en plein développement, le contraste y est fort d’un pays à l’autre. Certains semblent hors de notre temps, des siècles en arrière, tandis que d’autres évoluent rapidement, au rythme du pourcentage grandissant des touristes.

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Nous y avons découvert des cultures différentes, des croyances à part, une vie faite de choses simples voire même primaires, des gens travailleurs et plein d’énergie qui interagissent en permanence les uns avec les autres. Un « monde » qui nous a fait énormément relativiser et prendre conscience de beaucoup de choses, notamment de la chance et du confort que nous avons chez nous.

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Cette dernière aventure n’a pas été de tout repos non plus. Harcelés parfois par les marchands ambulants qui vous voyaient comme des portefeuilles sur pattes, il nous est arrivé plus d’une fois de perdre notre calme. Cependant la solution est simple : sortir des sentiers battus autant que faire se peut. Malgré le faible niveau de vie et les petits prix, nous avons assez vite saisi que visiter l’Asie en mode petit budget est éreintant et qu’il faut y être préparé.

 

Nous y avons découvert de magnifiques paysages, certes moins grandioses qu’en Nouvelle-Zélande mais dépaysant à souhait. Mais c’est sûrement auprès des locaux que nous avons le plus apprécié notre séjour ici, grâce, entre autre, à leur curiosité, leur générosité, leur joie de vivre tout simplement...

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Eh oui, il suffit d’explorer pour finalement trouver ce que tous ces pays ont vraiment à offrir, nous garderons en mémoire une notion importante: « le partage ». C’est auprès de ceux qui possèdent le moins, que nous avons reçu le plus…

5 Une expérience inoubliable, inclassable et tellement enrichissante…

 

 

 

Dans la catégorie « grandiose » nous retiendrons : 

-        Les volcans d’Indonésie (Merapi, Bromo, Berastagi et Batur)

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-        Le Lac Toba

-        Les plongées sur Koh Tao et Bali

-        Le trek dans la jungle de Bukit Lawang

-        Le trek dans les montagnes de Mae Hong Song

-        Le camp d’éléphant de Chiang Mai

-        Le White Temple de Chiang Rai

-        La Paya Schwedagon de Yangon

-        Le lac Inle

-        Le sourire et la gentillesse des Birmans et Indonésiens

-        L’invitation à manger des locaux aux environs de Hpa An

-        La cité impériale de Hue

-        La baie D’Halong

-        Les bouddhas couchés de Bangkok et Mawlamyine

 

  

Dans la catégorie « fun » :

-        Les transports en commun en Indonésie et Birmanie

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-        Les sessions surf à Pangandaran et Bali

-        L’accueil d’Isma et Suthiana à Cilaciap

-        Les photos avec les locaux

-        Les journées découvertes des environs en scooter

         (Triangle d’Or, Pai, Hue, Lac Toba, Bali, Mandalay etc…)

-        Les femmes girafes et le tour à dos d’éléphant

         de Mae Hong Song

-        Le tour en bicyclette à Sukhotai

-        Le spectacle de danse à Bangkok

-        Les retrouvailles avec les familles Drouet et Bedmar à Bali

-        La partie de volley avec les jeunes balinais

-        Le scooter à 3 avec Tomi

-        La rencontre avec Ian et Robin à Hsipaw

-        Le trajet jusqu’à Namsam et le retour en deux roues

-        La partie de Chinlon à Mawlamyine

-        La soirée avec les backpackers et les locaux dans les rues de Hpa-An

-        Les retrouvailles avec la famille Etienne à Ho Chi Minh

-        Les retrouvailles avec Lasse et Moritz à Hoi An

 

 

 

Dans la catégorie « moins drôle / à éviter» :

-        La perte des papiers (passeports, cartes de crédits, etc..) à Singapour

-        Voyager avec des guides (livres) pas à jour !!!

-        La course poursuite avec Mina

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-        Les mensonges des indonésiens de Yogyakarta

-        La différence de prix locaux/touristes affligeante sur Java

-        Vomir sur la randonnée du Mérapi

-        Seulement 15 jours de visa à l’arrivée en Thaïlande

-        Les incessantes négociations pour le prix des choses

-        Bangkok et ses gens agressifs

-        La non livraison du colis de Noël en France

-        L’éléphant du spectacle de danse attaché sur un parking  

-        Le prix des hôtels au Myanmar

-        Les femmes girafes, animaux de foire (Lac Inle)

-        L’intoxication alimentaire à cause d’une soupe de Noodle

-        Le bétel

-        Les raclures de gorge, crachats et vomis des birmans

         dans les bus

-        Les odeurs de poissons séchés dans les rues

-        Les restaurants vietnamiens où l’on peut choisir le bébé

         chien que l'on souhaite manger

-        Le tour sur le delta du Mékong

-        Le bruit incessant des klaxons

-        Hanoi 

-        La qualité des transports/routes en Indonésie et Birmanie

 

 

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Dans la catégorie « Alimentation / Boisson », nous nous rappellerons:

-        Du riz fris et des noodles fris que nous avons adorés

-        Du riz fris et des noodles fris que nous avons détestés

-        Des pad thai (Thailande) et rice noodles (Vietnam)

-        De la nourriture vietnamienne

-        Des produits français chez les Etienne J et au Vietnam

-        Des sandwichs de rue de Hue

-        Des snacks fris d’indonésie

-        Des étalages de viandes et poissons séchés plein de mouches

-        Des sauces au poisson birmanes (beark)

-        Des banquets avec les locaux au Myanmar

-        Des assiettes de criquets et vers grillés

-        Des  bières de 660 ml à 1 euro :)

-        Des bouteilles de whisky à 1 euro 50

 

 

 

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Dans la catégorie « Les animaux » : 

-        Les macaques de Pangandaran capables d’ouvrir

         des bouteilles de Fanta

-        Ceux de Bali à la fois chaleureux voleurs et hilarants

-        Les poussins fluos de Yogyakarta

-        Les orangs-outans de Bukit Lawang (surtout Mina)

-        Le gros varan de Bukit Lawang

-        La vie marine de Koh Tao (milliers de poissons,

         crevettes « manucure », murènes, etc…)

-        Les chiens errant d’Indonésie

-        Les éléphants du Nature Park de Chiang Mai

-        Les énormes buffles du Vietnam

-        La souris dans la chambre à Kuala Lumpur

-        Les cafards des salles de bain en Indonésie

-        Les innombrables geckos et surtout ceux

         qui faisaient du bruit à Bali

 

 

Au final, pas tant d’animaux que ça… Ils ont sûrement tous été mangés !!!! 

 

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26 décembre 2012

Du 10 au 15 décembre : De Hué à la baie d’Halong.

 

Hué

L’aventure vietnamienne continue au soleil dans le centre du pays. Au cours de notre trajet vers la ville d’Hué, de très jolis paysages défilent autour de nous.

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02Commençons par un peu d’histoire. En 1802, l’empereur Gia Long fonda la dynastie Nguyen, il nomma la ville de Hué nouvelle capitale du pays au détriment de Hanoi. Son but était alors d’unifier le Nord et le Sud du Vietnam pour la première fois depuis deux siècles. C’est à cette époque qu’il lança la construction de la célèbre citadelle de Hué (1804-1833) qui donne aujourd’hui son charme à la ville. Ce site est d’ailleurs classé au patrimoine mondial de L’Unesco.

 

La citadelle rassemble les principaux centres d’intérêt de Hué. Nous la découvrons dans un premier temps au cours d’une virée avec Chung, un conducteur de tuk-tuk qui nous a embarqués pour un petit tour guidé.

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Quelques chiffres pour témoigner de l’importance de l’édifice : une enceinte carrée de 2,5 km de côté formée de murs de 2 mètres d’épaisseur et entourée de douves de 30 mètres de large et 4 mètres de profondeur pour repousser l’envahisseur. La citadelle constitue à elle-seule une véritable ville et abrite une bonne partie de la population. Elle est en fait divisée en plusieurs districts. L’un regroupe des habitations, un autre des jardins, tandis que les autres abritent temples ou base militaire.

 

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 La citadelle

 

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De par sa position centrale dans le pays, Hué a subi énormément de dégâts au cours de l’histoire. D’abord de la part des colons français en 1885, puis en 1968 lors du conflit Viet Cong/US. Le Viet Cong prit, à cette date, possession de la citadelle et hissa le drapeau du Front National de Libération pendant 3 semaines et demi. Aujourd’hui, ce symbole domine à nouveau le complexe entier de ses imposants 37 mètres haut (le plus grand du pays). La prise de la citadelle et son occupation par le Viet Cong fit 2500 morts (exécutés, brûlés ou torturés à mort) parmi soldats, moines, marchands, fonctionnaires, prêtres, intellectuels, etc.… beaucoup trop d’innocents.

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D’après les explications d’un soldat américain de l’époque, l’armée US considéra que suite aux actes commis par le Viet-Cong, « il leur fallait détruire la ville pour la sauver ». La citadelle fut ainsi le lieu d’affrontement entre les deux camps et le témoin d’environ 10 000 morts, la plupart étant des civils. Plusieurs immeubles, que Chung nous a d’ailleurs fait découvrir, présentent encore des impacts de balles liés aux combats.

 

 

L’épicentre de la citadelle est appelé « enceinte Impériale ». Protégée par un carré de murs de 2,5 km de périmètre et 6 m de haut, elle était le lieu de vie de l’empereur, sa famille, ses sujets et ses religieux. Durement bombardés pendant les guerres, il ne reste aujourd’hui qu’une vingtaine de bâtiments sur les 148 initiaux… des travaux de reconstruction sont ainsi actuellement en cours.

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Une projection vidéo nous présente virtuellement ce à quoi ressemblait l’ancienne cité, et comment elle était organisée : les quartiers de la femme et des concubines, ceux de la mère, des mandarins, les temples et théâtre, les jardins et aussi la « Purple Forbidden City » réservée uniquement à l’usage personnel du roi. Imprégnés d’histoire, nous nous baladons pendant plus de deux heures dans les ruines et les bâtiments restants.

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Nous nous imaginons la vie d’antan suivre son cours et nous profitons du calme sous un soleil radieux. C’est à ce genre d’occasion que le Vietnam est vraiment prenant. Les deux pieds dans l’histoire, ce que nous voyons et apprenons nous passionnent.

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La Ngo Mon Gate est l’entrée principale de l’Enceinte Impériale. Il y a 5 portes : celle du centre pour l’empereur, les 2 voisines pour les citoyens, et les deux sur les côtés pour les cortèges et les éléphants.

 

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Thai Hoa Palace, bâtiment principal de l’Enceinte impériale qui accueillait les réceptions et cérémonies importantes.

 

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Nous finissons notre virée sur Hué par notre habituel «tour en scooter dans les petites localités » que nous affectionnons particulièrement. Les locaux sont toujours autant surpris de nous voir et affichent de grands sourires contrairement aux habitants des villes trop habitués aux touristes.

 

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Quelques paysages et une… « station essence » !

 

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La pagode Thien Mu

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 L’Austin du tristement célèbre moine Thich Quang Duc. C’est cette voiture qui le transporta sur le lieu de sa propre immolation à Saigon. Le moine protestait contre le régime imposé par Ngo Dinh Diem, président du Sud Vietnam à cette époque.

 

 

 

 

 


Nous sommes ravis de notre passage à Hué, nous y avons découvert une cité riche d’histoire et aurions même souhaité y passer plus de temps, …mais il est déjà l’heure de repartir en direction de Hanoi.

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 Le petit déjeuner à la française :)… trop bon !

 

Hanoï


Hanoï est la capitale actuelle de l’état, nous y arrivons complètement fracassés le mercredi matin. Le trajet de nuit ne s’est pas vraiment bien passé. Les couchettes étaient plus petites que d’habitude, nous étions à côté des toilettes qui nous renvoyaient des odeurs peu agréables, et les vietnamiens n’ont pas vraiment fait preuve de savoir vivre durant le trajet (ils parlaient fort et certains fumaient dans les toilettes malgré l’interdiction et nos reproches). Le changement climatique est également bien notable. Il fait peut être 20°C, le ciel est gris et très bas … nous comprenons ce que nos ancêtres les gaulois voulaient dire par : « on a peur que le ciel nous tombe sur la tête ».

Nous prenons nos appartements dans un hôtel du vieux quartier de Hanoi, le cœur historique de la ville. Nous voilà de retour dans une véritable grande ville asiatique (contrairement à Saigon très occidentalisée). Les rues sont étroites et congestionnées, traverser la route est une réelle forme d’art tout comme marcher sur les trottoirs bondés. L’ambiance sonore est un véritable chaos où deux roues, voitures et bus se disputent la première place du meilleur klaxonneur. Une nouvelles fois, nous nous baladons au milieu d’un marché de rue géant et nous étouffons.

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 La ville possède une histoire qui remonte loin dans le passé puisqu’elle fut créée sous la dynastie des Ly en l’an 1010. Peu de villes peuvent se targuer d’être millénaire. Elle perdit le rôle de capitale au profit de Hué en 1802 et devint la capitale de l’Indochine française entre 1902 et 1953 avant de récupérer son titre national. Malheureusement, rien ici ne nous donne l’envie d’y rester plus longtemps… tant mieux puisque de toutes les manières nous n’en avons pas le temps.

 

 



Nous retrouvons tout même un peu d’air aux bords du Lac Hoan Kiem situé en plein centre du vieux quartier. Et la nuit le trafic est moins dense ce qui nous permet de flâner à notre rythme entre les boutiques et restaurants de rue.

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Nous prenons tout de même le temps de nous faire un dernier dîner typiquement vietnamien, avec au programme rouleaux de printemps et poulet/tofu cuits au wok (Gecko Style) suivi de pancakes banane chocolat. Un véritable délice.

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Halong Bay


Nous n’avons malheureusement pas le temps d’aller voir les célèbres terrasses de riz de Sappa dans le nord du pays. Mais nous ne manquons pas l’occasion de visiter le coin touristique numéro un du Nord Vietnam : la baie d’Halong.

Ayant toujours en tête la mauvaise expérience du tour sur le Delta du Mékong, nous souhaitions faire la visite de la baie par nous-mêmes, sans passer par une agence. Cependant, après nous être renseignés, nous comprenons que cela aurait été possible à condition de disposer de 4 à 5 jours devant nous, or nous n’en avons que 2, du coup nous optons pour un nouveau tour… et espérons très fort que cela se passe bien.

Nous démarrons le jeudi matin par 4h de bus entre Hanoi et Halong City (avec un groupe de 20 personnes), avant de grimper sur notre embarcation. Le bateau de la compagnie Du Gong Sail ne paie pas de mine d’extérieur, la peinture s’effrite et arbore une couleur rouille à certains endroits, cependant l’intérieur est superbe !!! Tout est fait de bois vernis, le décor est chaleureux et élégant. Notre chambre possède sa propre salle de bain, un grand lit et une grande fenêtre qui nous permet d’admirer la vue sur la fameuse baie d’Halong.

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La baie regroupe en fait plus de 2000 formations karstiques érodées par la mer et le vent. Le spectacle est sympa, mais serait surement superbe si le ciel n’était pas si gris.

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 La baie d’Halong sous la grisaille

 

Comme beaucoup de choses en Asie, la baie tire ses origines d’une légende locale, celle d’un immense dragon qui vivait sur la montagne. Alors qu’il descendait vers la mer, sa queue gigantesque qui trainait au sol créa de grandes vallées et crevasses. Lorsqu’il plongea finalement dans la mer, les vallées se remplirent d’eau et ainsi furent formées les pinacles qui emplissent la baie.

 

22Pendant la croisière entre les karsts, nous rencontrons les autres passagers autour d’un gros déjeuner. Nous jetons ensuite l’ancre pour visiter l’une des nombreuses grottes qu’abrite la baie : la Hang Sung Sot Cave (Surprise Cave). Cette dernière est immense et constituée de 3 chambres au milieu desquelles un chemin a été mis en place afin de permettre aux centaines de touristes d’explorer sans difficulté. Et oui, fini les randonnées à 2 avec un guide privé comme dans les grottes de Nouvelle-Zélande, ici c’est plutôt l’usine. Dommage car la grotte, excepté pour les vers luisants, n’a rien à envier aux Waitomo Caves. De gigantesques stalactites et stalagmites de calcaire se dressent au milieu des chambres et se rejoignent parfois pour former des colonnes aussi larges que des troncs de baobab. Qui plus est, des spots de lumière de couleurs différentes sont installés un peu partout et mettent en relief l’ensemble des formations.

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Nous poursuivons derrière par une excursion de 40 minutes en kayak. Nous nous approchons aussi prêt que possible les falaises et empruntons des galeries quand nous en trouvons. Loin du bruit des bateaux et de la foule, la balade est ressourçante.

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Nous retournons à la tombée de la nuit sur le bateau pour un dîner avec nos compatriotes français, espagnol, syrien et libanais. Autant le dire clairement, des gens qui, comme nous, aiment la bonne nourriture et passer du temps à table ! Et nous discutons pendant plusieurs heures…

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Le lendemain, nous passons la matinée à apprécier la croisière entre les karsts sur le pont supérieur du bateau. Le soleil est timide mais suffisamment chaud pour que l’on s’étale sur les transats pour tenter de bronzer une dernière fois.

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Après un déjeuner à 10h45 (ils sont fous ces viet’), nous retournons sur Hanoi pour une dernière soirée avant le départ de demain.

 

Ce voyage au Vietnam s’est passé à merveille malgré toutes les mises en garde reçues. Excepté un tour sur le delta du Mékong décevant, nous avons passé ici un très bon séjour. Nous avons particulièrement apprécié la facilité avec laquelle l’on se déplace ici, un grand bol d’air frais après le Myanmar. Le pays étant notre dernière destination, nous avons également lâché un peu de lest sur le budget ce qui nous a permis d’éviter les petites contrariétés quotidiennes habituelles (manger, dormir et se déplacer pour le moins cher possible). Ça faisait du bien de se faire un peu plaisir en cette fin de voyage quand même. Par ailleurs les vietnamiens ne se sont pas montrés aussi durs qu’on nous l’avait décrit. Certes, comme leurs autres compatriotes asiatiques, ils n’ont pas trop de savoir vivre (nous sommes conscient que nous nous basons sur nos références occidentales lorsque nous parlons de « savoir vivre »), et sont aussi disciplinés que des enfants (ie qu’ils font ce qu’ils veulent et ne regardent que leur nombril jusqu’à ce qu’on les engueule) mais pas de quoi réellement se plaindre. Comme partout en Asie, il suffit de prendre un scooter et d’aller de village en village afin de découvrir qu’en dehors des villes, les habitants sont agréables et souriants.

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Notre seul regret sera de n’être resté que si peu de temps. Deux semaines de plus auraient été nécessaires … mais cela nous donne une bonne raison de revenir (en plus de la famille :)). Alors à bientôt.

 

Singapour

Nous voilà de retour à la case départ du voyage en Asie, 3 mois et demi plus tard. Nous restons cette fois-ci seulement 2 nuits et un jour en attendant notre vol retour pour la France. Jean-Baptiste, l’ami de Yann, nous accueille une nouvelle fois chez lui et nous passons un peu de temps avec lui avant de prendre le vol de retour définitif pour Paris.

Cela fait déjà plusieurs semaines que nous pensons et évoquons ce moment, mais même à l’embarquement nous ne réalisons toujours pas que nous sommes sur le chemin retour…. Et pourtant… la réalité nous attend.

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17 décembre 2012

Du 30 Novembre au 09 Décembre : De Saigon à Hoi An


Ca y est, nous voilà déjà arrivés au Vietnam, le dernier pays de notre aventure !

Nous arrivons avec quelques idées préconçues sur les vietnamiens et quelques appréhensions car nous avons entendu beaucoup de choses négatives à leur sujet par les autres voyageurs, souvent déçus de leur voyage dans ce pays en développement. On nous a également dit que la différence entre l’accueil des vietnamien et des birmans est tellement grande, qu’elle nous giflera telle une bonne claque de cowboy. Nous restons cependant plutôt sceptiques, positifs et atterrissons à l’aéroport de Saigon bien motivés.

 

Saigon,

C’est Alain, le cousin de la famille Etienne, qui nous accueille à l’aéroport et nous emmène chez lui, où Annie et la petite Hanae nous attendent. Quel bonheur de revoir des visages familiers ! Leur accueil est dès plus chaleureux et nous fait énormément de bien. Qui plus est, la maison (qu’ils ont eu tant de mal à construire) est ravissante, et les retrouvailles avec le confort sont sans précédent après le voyage au Myanmar. 

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Nous restons 3 jours et 4 nuits dans la guest house familiale (on leur donne plus que 4 étoiles d’ailleurs ^^). Trois jours au cours desquels nous visitons la ville mais surtout, oui surtout, renouons avec le plaisir de la nourriture. Fini le riz fris et les noodle fris, fini les sauces au poisson écœurantes et les indigestions, Annie et Alain nous sortent le grand jeu et nous font découvrir un joli éventail de ce que l’on peut trouver par ici. 

 

  

Que ce soit spécialités vietnamiennes (délicieuses, cela dit en passant), japonaises ou bien encore occidentales, Saigon est le paradis du bon mangeur. Et oui, l’histoire du pays a laissé des traces dans la culture viet’, et la nourriture de chez nous en fait partie. C’est ainsi que nos hôtes nous préparent du poulet sauce moutarde, du rôti de porc, ainsi que la fameuse tablée « baguette-fromage-saucisson-vin », sans oublier le petit déjeuner typique français. Mon dieu quel festin !!! Satisfaire nos appétits n’étant plus un souci dorénavant, nous ne voyons plus aucune raison de rentrer en France :p !!!! (Bon peut être les proches et la raclette certes…) 

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 Lunch au restaurant Vietnamien, les plats sont plus divins les uns que les autres. La finesse des différents mets nous ravit les papilles !

 

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Malgré ce que l’on pourrait croire, nous ne ferons pas que manger et nous reposer ici. Nous prenons deux journées afin d’aller visiter Ho Chi Minh. Le centre de la ville n’est pas aussi grand que nous l’attendions, et c’est tant mieux puisque nous pouvons flâner à notre rythme et explorer tout à pieds (ou à l’aide de moto taxi en cas de fainéantise). Il nous semble avoir fait un saut dans le temps depuis le Myanmar tant le contraste est grand. Tout est propre, les trottoirs sont larges, disponibles et sans trous qui vous mènent directement dans les évacuations, il n’y a pas de dépotoir public, il y a des feux rouges et nous constatons sans difficulté l’importante influence occidentale.

 

  

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Gucci, Louis Vitton, Rolex etc … les magasins des plus grandes marques inondent les pieds des immeubles et hôtels plus classes les uns que les autres. Parfois nous nous croirions presque sur la place du casino de Monaco.

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Nous commençons notre visite de la ville par la cathédrale Notre Dame. Construite entre 1877 et 1883 à partir de matériaux importés de France, elle présente une imposante façade avec deux tours de 40 mètres de haut derrière une statue de la vierge

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Nous continuons avec le bâtiment voisin, il s’agit de la poste centrale de Saigon qui fut construite entre 1886 et 1891 et dessinée par Gustave Eiffel. A l’intérieur, sont affichées des cartes historiques du Sud du Vietnam et une mosaïque de Ho Chi Minh.

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Puis nous nous rendons au musée de la guerre américaine, la dernière guerre que le pays a vécue. En fait, l’histoire du Vietnam pourrait se résumer en deux mots : occupation et guerre. Mille ans sous domination de la Chine, puis un enchaînement d’affrontements internes souvent d’ordre politique, suivi de la colonisation française et de la guerre Franco-Viet Minh avant de terminer par celle avec les Américains…. Cette dernière restera sûrement la plus gravée dans la mémoire des vietnamiens, de part sa proximité dans le temps bien entendu, mais aussi et surtout de par l’atrocité des évènements survenus.

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Le musée retrace d’ailleurs en photo un nombre incalculable de crimes de guerre commis par les américains, et notamment les dégâts causés par l’Agent Orange (herbicide contenant de la dioxine, un agent chimique responsable de milliers de cas de cancers chez les personnes exposées et de malformations pour leur descendance). Corps morts, déchiquetés, blessés, personnes en larmes ou corps difformes … le musée est choquant et vous prend à la gorge. Une bonne manière de ne jamais oublier ce qu’il s’est passé et d’espérer que cela ne se reproduise plus.

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13Le Vietnam est aujourd’hui l’exemple parfait du pays qui a su se relever, se reconstruire et avancer malgré les conséquences des affrontements, et c’est à travers Saigon que nous le sentons. Aujourd’hui en plein développement, le pays prend de plus en plus d’importance (il a rejoint l’ASEAN, Association des nations du Sud-est asiatique, en 1995), et le tourisme a sûrement sa grande part de responsabilités.

Nous n’y coupons d’ailleurs pas une nouvelle fois. Annie et Alain nous ayant proposé de nous ramener quelques affaires en France à Noël, nous en profitons pour faire de nouvelles petites emplettes au marché (chemises, débardeurs, …).

Peu importe ce que les mauvaises langues en disent, pour le moment nous le Vietnam, on adore !!!! Merci la famille, c’est en grande partie grâce à vous !!!

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Delta du Mékong,

« Formé par les neuf bras du Mékong, le delta est un dédale de rivières, de canaux et d'arroyos. Un paradis tropical à la fertilité exubérante, un monde entre terre et eau, avec ses villages et ses marchés flottants, qui s'étend jusqu'aux portes du Cambodge »… présenté comme ça, nous ne pouvons qu’avoir envie d’y aller :) .

Cela tombe pic car, situé en bordure de rivière, Ho Chi Minh est le point de départ idéal pour une excursion sur le delta du Mékong, cet immense fleuve d’Asie du Sud-Est que nous avons déjà eu l’occasion d’apercevoir au Golden Triangle, au Nord de la Thaïlande. Sur les conseils d’Alain, et l’expérience de la famille LYV, nous choisissons d’y faire un séjour de deux jours.

Nous démarrons le premier matin à 8h, par une croisière de 3h30 à bord d’une petite embarcation et accompagnés de 18 autres personnes (rien que ça !). Au départ très urbanisés et sales, les bords du fleuve retrouvent petit à petit leur verdure et l’authenticité de la vie locale lorsque l’on s’éloigne de la ville : pêche, douche, vaisselle, lessive, etc. … qui nous étonne toujours autant tellement ce mode de vie est éloigné du notre. Dommage que le trajet en bateau soit aussi long… Nous serions d’ailleurs apparemment en retard sur l’horaire prévu. L’explication : c’est marée basse. Ah !!! Et cela ne s’anticipe pas par hasard ?

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Nous arrivons sur l’île de Unicorn, où , après la visite d’une fabrique de miel peu convaincante (3 planches de bois – des abeilles – du miel …), nous traversons un jardin d’arbres fruitiers très diversifiés … dommage que ce ne soit pas la bonne saison et que les arbres soient donc vides de fruits…

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Nous reprenons notre bateau pour aller un peu plus loin et nous assistons cette fois-ci à la fabrique des caramels au lait de coco avec bien sûr dégustation et vente : business is business, (mais avouons qu’ils sont plutôt bons), avant de grimper dans une barque et de faire un tour dans les canaux de l’île. Très calme, la ballade se passe au rythme lent des coups de rames d’une petite dame assise à l’avant de l’embarcation. Nous apprécions cette promenade loin du groupe de touristes parti dans les premières barques plusieurs minutes avant nous.

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Fait intéressant : Le guide avait un léger souci dans l’appréciation de l’âge de ses interlocuteurs. Aussi à plusieurs reprises, il s’est adressé à nous comme si nous étions encore à l’école primaire… Premier exemple frappant : il inventa une histoire de crocodiles pour nous faire garder nos mains à l’intérieur de la barque. Passons sur le fait que la barque de 10 cm de haut ne fait pas tellement office de bouclier et qu’il y a 30 cm de fond dans le canal, il fut ravi de nous demander après coup : « Aloooors, vous avez compris pourquoi je vous ai dit qu’il y avait des crocodiiiiles ? Sinon vous vous seriez coincé les doigts entre deux barques » ….. En partant de l’ile, le guide nous demanda également de dire au revoir à l’île. Citons le : « Dites au revoir à l’île !! Allez, dîtes aurevoiiiir !!! »…

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 Pendant le déjeuner (précisons qu’il est inclus dans le tour), le guide nous conseille de commander une des spécialités culinaire du delta: le fameux poisson aux oreilles d'éléphant... mais, pour pouvoir le déguster, il faut évidemment se délester de plusieurs dollars! Nous laissons tomber, il parait que c’est délicieux mais entre le prix et la tête du poisson nous n’avons pas de regret !

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 Et voilà notre première journée de tour qui s’achève… enfin presque : il reste encore trois nouvelles heures de bus pour rejoindre notre hôtel. Pour consolation, la bourgade de Can Tho dans laquelle nous passons la nuit est agréable et dynamique avec son marché de nuit. Nous y mangeons un casse-croûte au bord du Mékong et passons une soirée à deux bien sympathique. 

 

 

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Can Tho au petit matin.
On trouve de tout dans les marchés de rue, mêmes les mécanos y trouvent leur compte.

 

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 Nous attaquons la seconde journée en espérant qu’elle sera meilleure que la veille. Nous débutons (avec 29 compagnons de route cette fois !), par 40 minutes de bateau afin de rejoindre le marché flottant de Cai Be, le plus gros parmi les 5 existants sur le Mékong. Celui-ci débute à 4h du matin … nous y arrivons à 9h … autant dire que l’activité ne bat pas son plein. Cela n’empêche cependant pas les locaux d’amarrer leur embarcation à la notre à maintes reprises, afin de nous vendre toutes sortes de produits (café, fruits, boissons, etc.…). Le procédé est original est amusant, et beaucoup se laissent prendre au jeu.

 

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Nous nous rendons ensuite dans un atelier de fabrication de noodle de riz. On nous explique le processus de fabrication et nous pouvons observer les artisans dans l’usine, « hé ouais on dormira moins bêtes ce soir nous »! Nous savons enfin d’où proviennent ces délicieux noodles et feuilles de riz que nous apprécions tant dans la cuisine vietnamienne.

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L’usine de riz est la dernière (oui oui déjà) activité du tour. Sauf qu’il est 10h30 et que les employés ne travaillent pas entre 10h et 13h …. La visite en est, par conséquent, dépourvue d’intérêt et nous ne pouvons rien faire à part contempler de grosses machines très sales, sans comprendre exactement ce à quoi elles servent. Enfin, en gros le riz entre entier (complet) dans l’usine et en ressort blanc après différentes étapes… voilà vous en savez autant que nous !

Pour suivre … et bien rien du tout. Il est 11h30, nous avons jusqu’à 13h15 pour déjeuner dans une ville où il n’y a rien à faire avant d’enchainer par 4h30 de bus pour retourner sur Saigon…

Pour résumer nos deux jours, nous avons passé presque 12h dans des transports, et peut être 5h en tout et pour tout à visiter et découvrir des choses, loin d’être tout le temps intéressantes d’ailleurs. Cela avec des guides difficilement compréhensibles qui nous ont sans cesse parlé comme à des gosses et incité à prendre les options payantes non inclues dans le tour, et le tout avec un groupe de 25 personnes en moyenne ! Nous ne regrettons pas d’avoir fait le tour car nous voulions vraiment nous rendre sur le Mékong, mais nous sommes réellement déçus de l’expérience « tour organisé » qui sera sans aucun doute la première et la dernière au Vietnam. A l’avenir nous ferons comme à notre habitude, nous nous débrouillerons par nous-mêmes !!!

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Mui Ne,

Après une nouvelle et dernière agréable soirée chez la famille Etienne-Truong, nous partons le mercredi matin en direction de Mui-Ne. Nous avons choisi de voyager comme à l’accoutumée, c’est-à-dire en bus. Avec un réseau de transport bien en place, se déplacer au Vietnam est un jeu d’enfant (on surpasse même la qualité des voyages en Thaïlande à ce niveau-là). Via une agence de voyage, nous réservons un billet Open-Tour qui nous permettra de faire le trajet Ho Chi Minh => Hanoi en plusieurs étapes. 35 euros pour 1 900 km de bus, c’est peu cher payé.

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Les 5h de bus jusqu’à Mui Ne se passent à merveille. Notre bus est pour la première fois du séjour, vraiment très confortable avec des couchettes et couvertures pour tous.

 

27Mui-Ne n’était autrefois rien d’autres qu’une longue bande de sable blanc. Beaucoup trop joli pour être ignoré, ce village originel de pêcheurs est aujourd’hui devenu une véritable station balnéaire se résumant en une route côtière de 10 km bordée de par et d’autres par d’innombrables complexes hôteliers, guest-houses et restaurants.

 

Miam !

 

L’avantage du lieu c’est son microclimat qui apporte vagues aux surfeurs, vent aux amateurs de sports à voile et beau temps à ceux qui veulent juste profiter du soleil et de la plage. C’est ainsi, comme deux bons fainéants, que nous passons l’après midi et la matinée suivante à nous prélasser sur la plage. Cela faisait bien longtemps que nous n’avions pas pris le temps de ne rien faire et de bronzer. Ce n’est certes pas l’endroit le plus authentique du Vietnam (il y a plus de touristes que de locaux), mais le temps d’une journée, nous on adore !!!

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Hoi An,

A peine une journée sur Mui Ne que nous repartons déjà même si nous aurions vraiment aimé rester une ou deux journées de plus. Malheureusement nous n’avons que deux semaines au Vietnam, soit très peu de temps comparé aux précédents pays visités, ce qui nous oblige à avoir un programme serré. Un bus de nuit nous emmène à destination de Hoi An.

Autrefois connue par les marchands de l’ouest sous le nom de « Faifoo », Hoi An a été pendant plusieurs siècles l’un des ports internationaux les plus importants de l’Asie du Sud Est. Européens, Américains, et Asiatiques y venaient faire commerce. Chinois et japonais notamment s’y installèrent et des communautés prirent forment dans différents quartiers. En 1590, les japonais construisirent d’ailleurs le célèbre pont couvert Cau Nhat Ban, icône emblématique de Hoi An, afin de relier leur quartier à celui des chinois.

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Japon et Chine ont ainsi laissé leur empreinte dans la ville, et on peut aujourd’hui trouver une grande quantité d’anciennes maisons, temples et maisons de thés dans les rues.

A la fin du 19ème siècle, la rivière Thu Bon qui traverse le centre de la ville s’ensabla, les bateaux ne purent plus atteindre le port qui fut délaissé.

Hoi An est de nos jours devenu l’un des coins touristiques les plus importants du Vietnam. Une bourgade cosmopolite aux allures de vieille ville qui n’a rien perdu de son charme, en plein essor et aux mets culinaires réputés.

 

Nous y restons trois jours et ne manquons pas une occasion pour déambuler dans les rues. Les immeubles sont d’une couleur jaune vieilli qui rend l’atmosphère chaleureuse et harmonieuse, tandis qu’à leur pied déferlent une ribambelle de boutiques de tailleurs, couturiers, cordonniers, etc.… exposant leurs produits qui colorent les rues en arc en ciel.

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Les vêtements sur-mesure à petit prix sont également une des raisons de notre venue ici. Hoi An est en effet réputée pour ses nombreuses boutiques de couturiers et nous sautons sur l’occasion pour nous faire confectionner quelques affaires plutôt élégantes. Nous optons pour un petit magasin où d’adorables couturières nous accueillent et où les commentaires affichés des précédents clients satisfaits nous mettent en confiance.

Nous ne serons pas déçus du résultat, les vêtements nous vont comme un gant (avec un peu de marge pour Yann qui prévoit de reprendre du poids) et semblent de très bonne qualité. Il ne nous reste plus qu’à croiser les doigts et voir combien de temps ils nous durent.

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La nuit, alors qu’il fait bien sombre, les immeubles s’éclairent, les boutiques s’illuminent, et les lanternes s’allument pour afficher un spectacle haut en couleurs tout au long de la rivière. Nous apprécions vraiment ce petit havre de paix.

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Au cours de ces 3 jours, nous louons un scooter pour rejoindre la plage et s’y poser un moment, puis visitons les alentours en amoureux. Il ne fait pas très beau, mais le côté authentique des maisons faites en tiges et feuilles de bamboo nous donnent le sourire. C’est vraiment ça que nous aimons dans notre voyage, sortir des sentiers battus et nous rendre là où aucun touriste ne va, et aucun vietnamien ne vous attend.

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Hoi An est une ville vraiment attachante et nous conseillons à tout voyageur de s’y arrêter pour un ou plusieurs jours. Les spécialités culinaires valent aussi le détour et sont un peu à l'image de cette ville, raffinées et délicates : Le Cao Lầu (des nouilles de riz au porc et aux légumes accompagnés de croûtons) et surtout les White Rose (des dumplings fourrés aux crevettes et porc).

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Nous y retournerons sûrement un jour…

 

11 décembre 2012

Du 22 au 29 novembre : La Birmanie sous de meilleures augure.

Après quelques jours de convalescence à Hsipaw, nous nous rendons au lac Inle.

Inle

Le lac Inle fut l’un des tous premiers sites du Myanmar ouverts au tourisme, il y a plus de 20 ans. Sur les conseils de plusieurs voyageurs, nous nous y rendons même si nous appréhendons de nous retrouver avec de nombreux touristes. 

Nous arrivons à 4h30 du matin dans le village de Nyaungshwe, situé à l'extrémité nord du lac, et attendons dans un office de bus qu’il soit une heure décente pour partir à la recherche d’un hôtel. La seule guesthouse que nous trouvons, après avoir sollicité plusieurs hôtels et chambres d’hôtes du village, nous propose une chambre à 25$ la nuit… aïe ça fait mal ! En effet, le coin doit être bondé !

Laure doit encore se reposer aujourd’hui, le trajet de nuit en bus n’a pas été très réparateur à vrai dire. Yann part seul à la visite des environs et en profite pour prendre de jolis clichés.

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3Malgré l’abondance des hôtels à touristes, la vie courante des locaux ne semble pas en être affectée. Certes les barques à moteur pour balader les occidentaux sur le lac sont présentes par dizaines voire centaines, mais le quotidien reste simple, ordinaire.

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 Les femmes lavent le linge dans l’eau de la rivière tandis que les enfants jouent au cerf-volant dans les rizières.

Le lac Inle est immense, il s’étend sur 22 km de long pour 11 km de large. Nous le découvrons pour la première fois au petit matin à bord d’un sampan (bateau traditionnel à fond plat). Il se dévoile au fur et à mesure que la brume se dissipe.

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Nous apercevons les maisons des Intha (habitants de la région), elles sont fabriquées en teck et montées sur pilotis. Les villages sont impressionnants car ils sont construits directement sur le lac! Maisons flottantes, maisons sur pilotis, mais surtout système de remblais. Quand on pense lac, on a tendance à penser « étendue d’eau où ne peuvent flotter que les bateaux »… Mais ici, nous nous sommes vite rendu compte que le lac est véritablement habité. Une bonne partie de Inle Lake est ingénieusement remblayée : c’est un lac de glaise et d’herbe. Quand on entre dans un village, c’est comme arriver par une rue d’eau. Il y a des panneaux de circulation, puis des agrégats de maisons.

Nous observons les pécheurs Inthas, qui rament en équilibre à l’aide d’une jambe, technique unique au monde leur permettant de garder les mains libres pour installer leur filet…

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…puis ceux qui abattent leur rame dans l’eau pour rabattre le poisson, dans un mouvement perpétuel incessant, mécanique…


7… ou encore ces derniers qui ramassent les algues jusqu’à en faire presque couler leur barque. Algues qui servent d’engrais dans les jardins flottants (cf. ci-dessous).

 

Les nuages et la grisaille de la matinée se lèvent et nous observons alors le magnifique paysage qui nous entoure. Le lac est entouré par une chaîne de montagnes éloignées, abondantes de verdure et de calme. Un environnement que nous apprécions tant.

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Dans un premier village sur pilotis, nous découvrons un atelier de fabrication de bijoux en argent. Le travail est très minutieux une fois le ruban d’argent obtenu, il faut découper les pièces au millimètre près et assembler les maillons un par un.

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 Des enfants accomplissent ces tâches avec grande minutie.

Nous poursuivons notre visite par quelques déambulations dans un marché local.

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Puis nous visitons un atelier de tissage de soie et de fibre de lotus qui nous a beaucoup impressionnés tant par la difficulté des conditions de travail de femmes, leur rapidité, leur adresse, que par la complexité et la vétusté des métiers à tisser... nous sommes tellement hors de notre temps.

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 Une tisseuse offre une fleur de Lotus à Laure, une autre lui en fait un collier.

Nous avons vu comment s’obtient la fibre de lotus, c'est une technique très rudimentaire : il faut laisser tremper les tiges de lotus dans l'eau pour qu'elles s'assouplissent, puis les couper en petits morceaux de 10 cm de long environ, et étirer doucement les fils blancs qui se trouvent à l'intérieur. Il y a toujours plusieurs fils : on les tord rapidement pour en faire un seul plus épais que l'on joint au précédent, puis on embobine. Et c'est prêt pour le tissage ! Il faut 20 jours de travail pour la confection d'une petite écharpe ! C’est tissus sont d’ailleurs vendus beaucoup plus cher que la soie.

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 Comment fabriquer du fil à tisser à partir de nénuphar (lotus)

Nous visitons également un atelier de cigares. Plusieurs femmes nous montrent comment rouler les Cheeroot, les cigares birmans.

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Notez que le jaune pâle des joues des jeunes filles est de la poudre d’écorce broyée de Thanakha. Il s’en vend dans toute la Birmanie, et constitue la crème solaire locale, en plus d’être un cosmétique.

 

 

Dans une autre maison flottante, des hommes s’usent à la fabrique de couteaux et autres outils.

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Avec une synchronisation parfaite, ils donnent à plusieurs d’assourdissants coups de masse.

Sur le chemin retour, nous nous arrêtons au Kyaung Npa Hpe, monastère réputé pour ses chats, les moines ont dressé les chats à sauter au travers de cerceaux. Malheureusement, à notre arrivée, ce n'était pas l'heure des acrobaties et nous y avons croisé peu de chat.

Nous circulons ensuite à travers les canaux bordés de roseaux et passons aux abords des jardins flottants dans lesquels les fermiers Inthas font pousser fleurs, tomates, courges et autres fruits et légumes sur de longs treillis en bois soutenus par des tapis flottants de végétation.

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Notre journée sur le lac Inle fut un très bon moment, la balade en barque, les villages sur pilotis, les divers ateliers,… nous avons vraiment apprécié nos visites. De nombreux touristes sont présents sur le lac, mais, ayant accéléré un peu le pas dans le marché, nous les avons devancés pour les autres visites. Bien joué !

Nous avons également noté que lorsque l’on traverse les villages sur pilotis, les habitants que l’on croise affichent toujours ce sourire chaleureux, toujours ravis d’avoir de la visite ! Le lac Inle vaut donc encore et largement le détour !

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 « Bye Bye lac Inle »

Sur le chemin retour, un panneau nous fait bien rire ! Ca c’est de la provocation hein ! Ok, ok, il ne nous en faut pas plus : ce soir on va dans un restau occidental !!! Trop marre du riz et des noodles, ce soir c’est bœuf au barbecue avec légumes et frites ! Miam !

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Le lendemain, nous nous baladons dans les environs du village, là où la vie bat son train mais jamais plus vite que nécessaire. Nous prenons ensuite un nouveau bus pour Bago avant d’enchaîner avec un autre bus en direction de Mawlamyine… pour un total de 24h de transport ! Rien que ça !

 

Mawlamyine


Très peu de touristes, quelques locaux ou rares routards qui se concentrent dans notre hôtel, un des seuls du coin d’ailleurs (et à prix raisonnable).

La situation exceptionnelle de Mawlamyine est, parait-il, l’une des plus belles du Myanmar. En effet, posée le long du large fleuve qui descend du Tibet, la ville est dominée par une ligne de collines aux versants luxuriants et aux sommets parsemés de pagodes et de stûpas.

Nous montons sur la colline des pagodes (c'est toujours à très forte dose en Birmanie, allergique aux pagodes s'abstenir… perso notre vase est presque plein ^^) avec notamment la Paya Kyaikythanlan, construite en 876, pour observer le coucher de soleil sur la ville, le fleuve et ses nombreuses îles...

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Quatrième ville du pays par son importance, ancienne perle de l’Orient colonisée, Mawlamyine est riche d’histoire.

A 64 km au sud de Mawlamyine, dans la ville de Thanbyuzayat, nous avons pu visiter deux sites vestiges de la dernière guerre mondiale.

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 2h de bus bondé et rempli de marchandises pour nous y rendre !

Le terminus occidental du "chemin de fer de la mort" construit par plus de 16 000 prisonniers de guerre occidentaux enrôlés de force par l'armée japonaise. 

Ce chemin de fer reliait la Birmanie à la Thaïlande (NB : "Le pont de la rivière Kwai" à Kanchanaburi en Thaïlande). L’objectif stratégique de ce chemin de fer était d’assurer une seconde ligne de ravitaillement aux forces nippones lancées à la conquête du Myanmar et de l’Asie occidentale. Les travaux débutèrent en septembre 1942. Les ingénieurs japonais avaient alors estimé qu’il faudrait 5 ans pour achever cette ligne de 415 km (dont les 2/3 environs se trouvaient en territoire thaïlandais). Cependant, l’armée força les prisonniers de guerre à l’achever en 16 mois ! La voie traversait un terrain très accidenté qu’il fallu franchir grâce à des ponts et à des tranchées taillées dans le flanc de la montagne. A savoir que la ligne fonctionna seulement pendant 21 mois avant d’être bombardée par les Alliés en 1945 … !

Une locomotive et quelques rails témoignent aujourd’hui de l’existence du chemin de fer.

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Le terminus du "chemin de fer de la mort"...très peu entretenu...

Le cimetière militaire où sont enterrés 3 771 prisonniers occidentaux morts pendant les travaux : des soldats britanniques, américains, hollandais et australiens dont le plus jeune n'avait que 18 ans. Il faut savoir que même si l’occupation japonaise fit un nombre terrifiant de victimes parmi les prisonniers, les ouvriers du Myanmar, de Thaïlande, de Malaisie et d’Indonésie payèrent un tribu plus lourd encore : ils seraient environ 80 000 à avoir péri dans la région !

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Le cimetière militaire entretenu par la Commission des Tombes militaires du Commonwealth.

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Les environs de Mawlamyine semblent truffés de curiosité, nous prenons la route vers la ville et nous y arrêtons à 22 km pour voir le plus grand bouddha couché du monde. Une longue route bordée de plusieurs centaines de statues de moines de 4 m de haut chacune avec un visage différent nous accueille...puis les statues de moines prennent un autre chemin que nous décidons de suivre. Nous nous retrouvons à grimper et dévaler des collines sous un soleil brûlant. Le jeu est amusant et en vaut la chandelle. L’arrivée est marquée par un grand Bouddha en haut d’une colline depuis laquelle nous pouvons observer LE bouddha monumental avec ses 170 m de long pour 34 m de haut. Tout autour, nous avons une vue panoramique sur les collines verdoyantes parsemées de stupas et statues, la mer au loin et nos premières formations karstiques (mais les plus belles sont à venir avec Hpa Na et ses environs).

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Notre trajet retour est un peu compliqué. Nous attendons qu’un bus nous prenne au passage mais c’est un pick-up qui s’arrête. Evidemment personne ne parle anglais et le trajet est très peu confortable, Laure se sent comme une sardine entassée avec les femmes et enfants dans le coffre et Yann se tient debout à l’arrière avec les hommes. On commencerait presque à s’y faire :) ! Malheureusement le pick-up nous dépose loin de l’hôtel, à l’entrée de la ville. Marre de payer pour des transports, nous nous mettons en tête de rentrer à pieds. On devrait bien s’en sortir !

Bon ben ce n’est pas si facile et un peu plus loin que prévu mais nous ne regrettons pas notre décision car sur le trajet nous croisons plusieurs groupes d’hommes jouant avec cette balle étrange appelé chinlon.

Le chinlon est en fait un sport traditionnel birman qui se joue principalement au pied à l’aide d’une balle de rotin tressé. Dans le jeu populaire, les joueurs se placent en cercle et un nombre illimité de joueurs peut s’y intégrer et tenter de garder la balle en l’air en jonglant avec. Ce jeu est exigeant et requiert une très grande habileté. Lorsque l’on regarde les joueurs c’est un mélange de football et de danse que l’on observe. Un joueur entre dans le centre, il effectue de nombreux mouvements avec sérénité, grâce et coordination pour faire rebondir la balle sur son corps. Ce soliste est soutenu par les autres joueurs qui lui renvoient la balle. Si la balle touche le sol, la partie est finie.

Les joueurs invitent Yann à participer. C’est un peu douloureux au début car il faut jouer nus pieds pour sentir la balle et que celle-ci est plutôt dure. Les joueurs emploient principalement six points de contact avec le chinlon : le dessus des orteils, les côtés intérieurs et externes du pied, la plante du pied, le talon, et le genou. Mais ils ont tellement de manières différentes de renvoyer la balle qu’il est impossible pour un joueur novice de tout maitriser en peu de temps. Yann se débrouille plutôt bien et renvoie la balle à ses partenaires avec adresse, mais la partie chorégraphique n’est pas encore au rendez-vous :p !

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La partie de Chinlon avec les hommes du village. A tout âge on peut y participer, les vieux sont d’ailleurs les plus habiles !

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Yann est invité à revenir jouer le lendemain soir mais malheureusement nous aurons quitté la ville pour lors. Merci pour l’invitation les gars ! Ravis de ce moment privilégié passé avec les locaux, nous reprenons notre route. Ahhhh voilà, c’est ça visiter la Birmanie !

Petit stop restau en bord de mer devant le coucher de soleil et nous arrivons enfin à l’hôtel. Quelle journée !

 

 

 


En route pour Hpa-An

C’est en barque à moteur que nous continuons notre voyage. 2h de bateau nous attendent pour nous rendre dans le village de Hpa-An. Le paysage est sensationnel, la rivière, les villages et les plantations devant lesquels nous passons, les multiples formations rocheuses … tout est absolument magnifique !

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Nous ne sommes pas au bout de nos surprises car, sur notre route, nous faisons une pause dans un village reculé. Sans comprendre vraiment pourquoi, nous (et les 5 autres occidentaux du bateau) sommes invités dans la salle commune du village. Scrutés, dévisagés mais toujours avec ce sourire bienveillant qui caractérise les Birmans, les habitants nous invitent à nous asseoir autour d’une table et nous offrent fruits, café, biscuits … Nous sommes abasourdis par autant d’attention et de générosité.

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Nous sommes ensuite conviés à l’extérieur. Après un spectacle traditionnel où deux hommes font danser un dragon au milieu de la piste, une « musique » techno assourdissante sort des énormes enceintes extérieures et nous sommes alors supposés faire quelques pas de danses pour amuser la foule …. Pourquoi pas, le moment est plutôt marrant !!

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Au moment de partir, tous les villageois sans exception se réunissent et nous saluent avec émotion. Un adieu digne des plus grandes fins de film.

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Hpa an

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Nous voici donc, après cette agréable croisière, arrivés dans la petite ville de Hpa An. Celle-ci présente un nombre très limité de centres d’intérêt, mais n’en reste pas moins dynamique et les alentours présentent leur lot de consolation. 

Nous débutons d’ailleurs notre exploration de la ville et de ses alentours dès le premier jour. Au programme, balade en « ville » suivie d’une courte randonnée jusqu’au sommet d’un mont situé de l’autre côté de la rivière, ce qui nous offre une vue à 360° sur les environs pour le coucher de soleil. Pas le plus beau que nous ayons vu jusqu’à lors mais cela valait tout de même les litres de sueur versés.

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Petite anecdote du jour : Pour le trajet aller, un local nous fait traverser la rivière à bord de sa petite embarcation. Etant dans l’obligation de louer ses services pour le retour, nous lui proposons de le payer entièrement plus tard, chose qu’il accepte avec le sourire (encore et toujours et nous ne nous en lassons pas). Après la randonnée, une fois revenus sur le sentier retour menant à l’embarcation, un pick-up plein à craquer de jeunes locaux s’arrête à côté de nous et nous fait signe à tous d’embarquer (à noter que nous sommes 8). Pensant qu’ils savent très bien où nous déposer (au bateau), nous acceptons l’offre et grimpons. Sauf qu’ils nous embarquent beaucoup plus loin que prévu, et nous emmènent via la route jusqu’à notre guesthouse.

Notre trajet de 3 minutes en barque s’est ainsi transformé en 30 minutes épouvantables, installés comme dans une boîte de sardines à l’arrière du pick-up … laissant qui plus est notre « chauffeur de barque » en plan alors que la nuit tombe et que le malheureux nous attend … Nous rigolons tout de même de l’expérience avec ces adorables birmans, avant de retrouver notre gentil monsieur chauffeur (qui nous retrouve avec joie) et de lui donner son dû.

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Les aurevoirs aux jeunes du pick-up.

La journée se poursuit et ne semble ne plus en finir pour notre plus grand bonheur. Après avoir dîné tous ensemble, nous achetons quelques bières et nous joignons pour plusieurs heures à un groupe de birmans jouant de la guitare et chantant dans la rue. Nous réussirons tant bien que mal à communiquer, mais cela nous vaudra une bonne partie de rigolade, et une nouvelle expérience gravée dans nos esprits. Nous retiendrons notamment « Happy », un birman du groupe totalement rond qui nous répétait sans cesse « I’m Happyyyy !! »… impossible cela dit de savoir s’il s’agissait de son nom ou de son état d’esprit :).

Depuis le début de notre séjour en Birmanie, nous voyons partout de la noix de Bétel. Enveloppée dans une feuille de tabac, celle-ci est chiquée par les hommes comme les femmes et colore d’un rouge sang leurs dents et leur salive. En plus d’un côté stimulant, apparemment cela serait sensé renforcer les dents … à en juger par ce que nous avons vu, c’est plutôt le contraire … aussi efficace qu’un décapeur sur une peinture ! Beaucoup sont dépendants du pouvoir grisant qu’elle provoque. Nous avons testé ce soir là … non approuvé ! Un goût âpre, une texture granuleuse voire poudreuse après quelques mâchages, en tout cas on comprend pourquoi les locaux ne font que cracher et inonder les trottoirs de rouge. Vaut mieux ne pas l’avaler ce truc !!!

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Le lendemain, nous optons pour un tour en trishaw motorisé avec nos compatriotes allemands (Lasse et Moritz), australien (Jon) et française (Marie) afin d’explorer les environs.

Nous aurons l’occasion de parcourir plusieurs grottes de calcaire, dont celle de Sadar, aussi vaste qu’un terrain de football. Ses « salles » sont aussi hautes que des nefs de cathédrale, dommage qu’on ne puisse en profiter pleinement tant la visibilité est nulle. Elle contient des dizaines de statues de Bouddha (non c’est vrai ?) , quelques pagodes et des bas-reliefs en argile, mais le plus impressionnant reste les centaines de milliers de chauve-souris qui ont élu domicile au plafond et emplissent le sol de leurs excréments sur lesquels nous manquons de glisser à maintes reprises.

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Le Kyauk Kalap, sans aucun doute le point le plus touristique des environs, se trouve également sur notre route. Ce long rocher coiffé d’une étrange pagode se dresse fièrement au centre d’un petit lac artificiel, et constitue une curiosité insolite.

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De jolis paysages nous récompensent de nos efforts et de notre résistance au trajet (faut dire que c’est du sport vu l’état des routes) tout au long de la journée.

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 Cela dit, ce n’est pas demain la veille que nous trouverons un coin isolé avec un point d’eau pour se relaxer au calme. En effet, à deux reprises notre chauffeur nous emmène dans ce qui est supposé être des lacs dans lesquels se baigner. En réalité, il y a très peu de point d’eau en Birmanie où il est possible de nager, il est ainsi facile d’en déduire ce à quoi ressemblent les quelques endroits où l’activité est possible : une piscine artificielle archibondée de jeunes locaux qui font trempette vêtus de jean et tee-shirts. Yann ira tout de même y faire une brasse par principe.

 

L’expérience la plus marquante de la journée, sera celle du petit déjeuner. Ce que nous appelons communément petit déjeuner en Europe, s’avère être ici un véritable repas. N’ayant pas mangé après le réveil, nous demandons à notre chauffeur de nous déposer dans un restaurant pour y prendre une petite collation avant de repartir. Nos estomacs crient famine, il est 10h lorsque celui-ci s’exécute et nous emmène dans un endroit inattendu. Au même titre que la veille, nous sommes reçus dans ce qui s’apparente à un monastère transformé en immense cantine. Les villageois se sont regroupés à l’occasion de la Full-Moon et ont préparé un véritable banquet. Des tables de plusieurs mètres de long sont dressées à travers tout le monastère, et regorgent de nourriture : riz, viandes, légumes, soupes et sauces en tout genre. 


Une nouvelle fois les gens nous accueillent comme des rois et nous convient à table en cette occasion qui apparemment n’arrive qu’une seule fois par an (une full-moon mais un peu spéciale). Chanceux que nous sommes !!! A peine le temps de finir nos assiettes qu’on nous les remplit à nouveau. Nous mangeons jusqu’à plus faim, et plus encore et discutons avec une jeune birmane tout au long du repas Elle prend plaisir à nous expliquer ce que nous mangeons, à nous faire découvrir sa culture et s’intéresse à ce que nous lui racontons à propos de notre vie en occident. Cet échange sera des plus enrichissants.

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Pas le temps de souffler qu’il nous faut changer de table, et passer à celle du café/thé/biscuits autour de laquelle les vieilles dames du village se sont regroupées. Nous échangeons du mieux que nous pouvons avec ces femmes plus adorables les unes que les autres qui sont de véritables gossip-girls, et veulent tout savoir : « qui est avec qui ? », « vous avez des enfants ? », « quand est ce que vous allez vous marier ? », « lui et elle iraient bien ensemble !! »… etc !!!! Quel régal !!! Merci à cette jeune fille de nous avoir traduit le dialogue avec ces dames qui ne parlaient pas un seul mot d’anglais.

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Nous repartons le ventre plein certes, mais surtout le cœur lourd d’émotions. Une nouvelle fois les locaux se sont montrés infiniment gentils, bien plus que nous n’aurions pu l’imaginer. Ils partagent avec tant de générosité ce qu’ils ont que nous en sommes presque gênés… Merci pour ce repas et cette expérience inoubliable !

La journée s’achève, et il est temps de prendre le bus de nuit pour Yangon, afin de nous envoler demain matin pour le Vietnam.

 


Cette seconde partie du voyage s’est avérée beaucoup plus authentique que la première. Loin des sentiers battus, nous avons visité, rencontré et vécu la vraie Birmanie. Celle des locaux avec le cœur sur la main, le sourire jusqu’aux oreilles omniprésent et une vie faite de partage.

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Pays du moyen âge, la Birmanie nous aura marqué plus que tout autre peut être. D'abord par sa grande pauvreté, pour ne pas dire misère. Alors que le pays possède un potentiel si riche grâce à son fleuve, son ouverture sur la mer, sa terre fertile, ses pierres précieuses, son teck… cette pauvreté reste criante. Mais aussi par ses habitants, leur ténacité, leur détermination juste pour vivre, leur ingéniosité, leur esprit inventif et créatif. Les plus jeunes se débrouillent déjà tout seuls, ne reculent devant rien, savent tout faire avec très peu. Et surtout, oui surtout, leur immense et incomparable gentillesse, qui n'est pas feinte mais bien réelle et spontanée. Ce voyage fut certes éprouvant mais tellement passionnant…

 

5 décembre 2012

Du 11 au 21 novembre : Des débuts difficiles en Birmanie

Le débat fait rage dans le milieu du voyage depuis de nombreuses années : faut-il aller ou non en Birmanie ?

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Normal que tout voyageur se pose la question avant d'entreprendre un voyage à destination de Yangon. En effet, longtemps considéré une comme dictature militaire avec un bilan douteux au niveau des Droits de l'homme, la Birmanie a fait face à des sanctions sévères, notamment économiques et un boycott du tourisme.

Depuis de nombreuses années, Aung San Suu Kyi, l'icône de la démocratie en Birmanie a elle-même dissuadé les touristes de se rendre dans son pays, considérant que le tourisme était une façon de légitimer et de financer le régime au pouvoir.

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 Aujourd’hui, il n’est plus véritablement question de boycott du tourisme, selon un communiqué récent d’Aung San Suu Kyi, cette leader de l’opposition libérée l’année dernière, car les devises étrangères s’avèrent une aide trop précieuse pour ce peuple opprimé, et un moyen de relancer l’économie faiblarde du pays. Mais il est inévitable qu’une partie de l’argent des voyageurs finisse dans les poches du gouvernement en place : visa, entrée des sites touristiques, taxes diverses. Toutes les compagnies aériennes birmanes appartiennent à l’Etat ou à son cercle proche, les grands hôtels dans lesquels descendent les groupes organisés sont généralement affiliés au gouvernement…

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Il revient à chacun de voyager de façon responsable, afin de limiter au maximum cet impact frauduleux, et d’essayer plutôt de répartir l’argent le plus possible vers les guesthouses privées, les boui-bouis restaurants, les petits marchands etc.… Nous nous faisons la promesse de jouer le jeu et rester vigilants au maximum, afin d’une part de rester cohérents vis-à-vis de notre aversion face au régime de la junte, et de deux, de filer un coup de pouce aux habitants. Nous espérons y être parvenus…

 

Yangon

Nous atterrissons donc à Yangon. L’ancienne capitale de la Birmanie s’est vue voler son statut en 2005 au profit de Naypidaw, une ville quasi inhabitée, dans le centre montagneux du pays, pour des raisons mystérieuses (conseil des astrologues ou stratégie militaire en cas d’attaque, ou les deux). Ainsi, certains quartiers de Yangon sont encore moins entretenus qu’ils ne l’étaient avant : les trottoirs sont défoncés, voire casse-gueule, la circulation chaotique, les bâtiments en décrépitude, sans parler des odeurs… Face à toutes les interdictions du régime totalitaire en place, les habitants ont recours au système D pour survivre, et le marché noir va bon train.

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Mais la ville dégage quand même une atmosphère sympathique, en grande partie due aux sourires incessamment croisés.

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La Birmanie apparait un peu comme l’Asie des années 40. Le Longyi (sorte de sarong porté en pagne) est toujours porté par la majorité des hommes et des femmes, alors que le jean et les pantalons à l’occidentale ont été largement adoptés dans les pays voisins.


Le lendemain de notre arrivée, nous allons déambuler au pied du trésor de Yangon : la Paya Schwedagon, vieille de 2500 an et recouverte de plus de 80 tonnes d’or, dont le cœur de la flèche abrite une petite sphère d’or ornée de millier de diamants et une émeraude de 76 carats.

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Les Birmans viennent prier ou se prosterner devant des statues de Bouddha de mille postures différentes, ou restent simplement assis à discuter dans les temples, sous le regard bienveillant de l’Illuminé !


Déjà fatigués de la ville et de la chaleur, barbouillés et peu motivés, nous ne ferons pas grand-chose de plus ici. Nous prenons un bus de nuit en direction de la ville de Mandalay, dans le centre du pays. Mauvaise surprise, malgré un bus convenablement confortable, nous sommes abasourdis par le son d’une télévision projetant une série asiatique affligeante et sommes contraints de sortir du bus pour aller diner à minuit… pourquoi ne veulent-ils pas nous laisser dormir ?

 

Mandalay

Arrivés à 5h du matin à Mandalay, nous rencontrons Arthur et Coco, deux jeunes « taxi-scooter » Birmans qui nous déposent depuis la gare routière au centre-ville. Seconde mauvaise surprise de si bonne heure, tous les hôtels sont pleins et qui plus est hors de prix. Les deux jeunes-hommes nous aident à trouver une guesthouse (20$ la nuit, aïe…) et nous les remercions en réservant avec eux un tour dans les environs pour le lendemain.

Notre visite de Mandalay commence par une balade dans la ville à la recherche d’un petit restaurant de rue. Nous voyons du poisson séché partout, et faisons face à l’odeur de cette infâme poudre grise de poisson et crevette broyés, que les Birmans affectionnent dans de nombreux plats… On a gouté…Véritablement, il existe une éducation des papilles qui se joue seulement à la naissance. Après, c’est souvent trop tard ! ;) . Cependant un bœuf au curry accompagné de riz sera un véritable régal.

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 Un groupe d’enfant sortant d’un temple dans la rue sont très curieux et viennent vers nous gaiement pour nous montrer leurs jouets et se faire prendre en photo.

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Le bouddhisme est omniprésent, en témoignent les Payas et Stupas dorées à chaque coin de rue, ou presque ! Mais qui dit qu’il s’agit d’une philosophie ? Notre rencontre avec un Birman nous fera réfléchir… Comme n’importe quelle religion, ne sert-elle pas avant tout les dirigeants ? Nous ne pouvons nous empêcher de penser que le fatalisme bouddhiste aide beaucoup plus à accepter la situation présente, soit comme étant une conséquence d’une vie antérieure mauvaise, et/ou en comptant sur le fait que la vie prochaine sera meilleure !

  

 

Le reste de la ville extrêmement polluée ne nous a pas donné envie de continuer à courir pagodes et monastères. Nous continuons donc notre visite de la grande ville quadrillée par une balade de 2h en longeant l’ancien palais royal vers la colline de Mandalay. Son sommet accessible après 1700 marches d'escalier (ascension d'une demi heure environ, pieds nus) dévoile un joli panorama sur la ville. En redescendant nous rencontrons Gilbert , un jeune Birman qui nous aborde tout sourire pour nous poser des tonnes de questions sur notre façon de vivre mais aussi sur nos films et musiques préférés, nous passons un très bon moment en sa compagnie et échangeons nos contacts.

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Ici comme ailleurs, un incroyable business fleurit autour du bouddhisme ! Lors de notre tour à scooter avec Coco et Arthur, nous passons devant des ateliers de statues de bouddha pour les temples et nous visitons une petite fabrique de feuilles d’or. En effet, il faut des feuilles d’or pour recouvrir ces mêmes bouddhas, les temples, etc… Les hommes frappent des paquets de feuilles de bambou renfermant un petit lingot de 24 carats, et pour parvenir à le rendre plus fin qu’une feuille de cigarette (0,001mm), ils tapent dessus 5 heures d’affilée, à l’aide de masse pesant près de 3kg… Les femmes, elles, préparent les paquets prêts à être frappés, et réalisent le package des feuilles d’or destinées à être vendues.

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Ensuite, une partie d’entre elles sont achetées par les fidèles, qui vont les appliquer sur l’une des représentations de bouddha les plus sacrées du pays, celui de la Paya Mahamuni. On lui a collé tant de feuilles d’or depuis des décennies qu’il en est devenu tout boursouflé ! 

Ce même Bouddha est nettoyé chaque matin, à 4h, par les moines, sous le regard des fidèles. Brossage de dents, nettoyage et séchage du visage, tout y passe. En fait c’est à 3h30 du matin que nous avons commencé notre tour, pour être à 4h devant ce spectacle amusant !

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Courant à travers un vaste lac au sortir de la ville, le Pont U-bein d’Amarapura est l’un des édifices les plus célèbres du pays. Long de 1,2 km de long, il est construit uniquement en teck, bois précieux dont le pays possède l’une des plus grandes réserves mondiales. Le lever de soleil est très joli depuis le pont, de nombreuses barques de pêcheurs passent sur la rivière et nous apprécions le moment.

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Nous reprenons la route et grimpons dans une barque pour accéder à l’ancienne capitale d’Inwa (Ava). Nous nous baladons à pied dans l’île avant que les nombreux touristes se déplaçant en charrette tirée par des chevaux n’arrivent en masse. Nous profitons du calme, des paysages ruraux et apprécions un petit thé offert par un vieux monsieur ne parlant pas un mot d’anglais devant une pagode. Adorable :) !

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La suite de la visite se passe toujours à Amarapura avec le repas des moines. Dans une immense procession se rendant vers une immense pièce couverte de nombreux moines vont tout simplement manger. La plupart sont des gamins des villages alentours, dont les parents les ont envoyé chez les moines pour leur donner une éducation et également pour avoir une bouche en moins à nourrir. La journée des moines commence très tôt. Ils doivent emporter une gamelle en fonte pour aller mendier leur nourriture à travers le village. Un moine ne peut pas toucher d´argent, il doit rester pur, et il vit à cent pour cent de la générosité des villageois.

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Ainsi, la population ne peut pas donner une pièce au moine pour qu´il aille s´acheter à manger. Ils doivent donner des plats tout prêts, du riz, parfois un peu de viande, et les moines ne décident donc jamais de ce qu´ils vont manger, ce qui les détache un peu plus des préoccupations matérielles. Ils mangent une seule fois par jour, tous ensembles, après être rentrés au temple et avoir mis en communs les offrandes de nourriture que chacun a reçues.


16Les nombreux touristes présents font de ces processions quotidiennes un spectacle peu réjouissant. Il est certes impressionnant de voir ces centaines de moines marcher à la queue-leu-leu mais les nombreux flashs d’appareils photo nous mettent mal à l’aise… nous avons un peu le sentiment d’être au zoo !

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La suite du programme se déroule sur la colline de Sargaing, un des sites les plus religieux du Myanmar surplombant des centaines de pagodes et le fleuve Ayeyarwady. Très joli.

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Tour terminé, nous voilà de retour en ville. A Mandalay, la circulation, très dense et confuse, est un vrai cirque qui vaut son pesant d'or (de l'or toujours et encore !). Aucune règle de circulation, aucun feu (les rares qui existent ne servent à rien), pas de passage piétons, c'est la débrouille pour traverser au péril de sa vie entre véhicules d'un autre âge, scooters, vélos, tuk-tuk, tricshaw et compagnie..C'est le règne du klaxon ... Si l'on ajoute que les trottoirs sont, non seulement couverts de flaques rouges de crachats de bétel, encombrés de marchandises en tous genres, de gargottes, de cyclo... mais aussi complètement défoncés, et qu'il faut à chaque pas faire attention à ne pas mettre le pied dans un trou ou une bouche d'égout, on imagine sans peine que la vie du piéton n'est pas facile !! Il faut dire que la grande majorité des conducteurs n'ont pas le permis de conduire (en fait certains l'ont mais ils ont du verser un bakchich pour ça!).

 Il est temps de quitter la ville, direction Hsipaw au Nord-Est du pays.

 

Hsipaw

C’est dans l’état Shan que nous passons donc la 2ème partie de notre séjour. Il couvre une grande partie de l’Est birman. Dans cette région essentiellement rurale, les soucis se posent avant tout au jour le jour : chacun tente de mener sa dure vie de fermier comme il le peut – de loin la profession la plus répandue en Birmanie.

Nous arrivons au village de Hsipaw après 6h de bus depuis Mandalay … Fallait voir le bus ! Entre les sacs de marchandises, les gens entassés et ceux qui vomissent… ce ne fut pas notre meilleur trajet !

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Le tourisme s’y est développé, principalement basé sur la randonnée dans les montagnes alentours, mais le village reste très authentique. Outre les nombreux salons de thé (qui n’ont rien de salon!), l’activité du village est centrée sur son marché animé, où les gens des villages alentours se joignent aux locaux pour vendre leurs produits.

Nous y rencontrons deux Australiens, frère et sœur approchant la cinquantaine, avec qui nous nous baladons dans les alentours de Hsipaw.

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 Malheureusement à notre retour à la Guesthouse, Yann se sent mal et passe toute sa soirée plié en deux entre les toilettes et la chambre à coucher…

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C’est également à Hsipaw que nous faisons la connaissance de Julien et Jocelyn, deux Français, avec qui nous décidons de nous aventurer dans les montagnes de la région de Palaung pour un trek de 3 jours. Au programme, rejoindre le village de Namshan en pick-up et rentrer à pieds sur Hsipaw.

 

Namshan

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C’est de pire en pire question transport les enfants ! Nous expérimentons donc le voyage dans le coffre d’un pick-up pour rejoindre le village de montagne de Namshan. Après tout, même si la voiture doit s’arrêter tous les 5 km pour refroidir, que l’on se prend les gaz d’échappement et la poussière dans la figure, que le ravin est à 50 cm des roues, que le sentier est dégueulasse et que l’on doit descendre du véhicule pour la pousser dans les grosses montées, nous en rigolons bien. Heureusement que Yann s’est bien remis de ses problèmes de santé de la veille !

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 Les travailleurs vivent dans de petites habitations d’appoint le long des routes qu’ils construisent (ils cassent les roches à la masse).


Après une cinquantaine de kilomètres parcourus en 6h nous arrivons enfin à Namshan. Le village est bâti le long d’une crête à environ 1600 m d’altitude, et s’étend sur près de 2km, pas mal pour un bled si reculé !

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 Nous y passons une super fin d’après-midi / début de soirée dans un restaurant où nous discutons tous les 4 avec les locaux autour de verres de whisky local.

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 Au petit matin, la rue sinueuse principale grouille d’animation mais nous prenons notre temps et nous reposons car 6 heures de marche nous attendent cette après-midi.

 

Trek

C’est avec Momo, notre guide, que nous partons à l’aventure. Nous sommes finalement 8 à participer au trek. Il y a Jocelyn et Julien, les français, Koon et Monique, les Hollandais et Yorn et Isabelle, les belges, qui nous accompagnent. Cette première journée est sympa et la vue magnifique sur les vallées de montagnes nous rappelle les Blue Mountains d’Australie. Le chemin que nous empruntons est empli de crevasses, boue et caillasses et nous fait de temps à autres traverser de petits villages isolés où la population est, comme à son habitude, accueillante et riche de mille et un sourires. Le rythme de cette première journée n’est pas trop soutenu pour nous mais la randonnée est épuisante pour Jocelyn, qui, amputé d’une jambe au niveau de la cuisse, a du mal à suivre le rythme. C’est avec énormément de courage qu’il finira la journée sous nos encouragements. Un grand bravo Jocelyn pour ce défi personnel que tu as relevé !

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 Jocelyn trouvera un moyen de terminer la randonnée plus facilement … enfin presque !!!


Malheureusement la fin de la randonnée s’est avérée difficile pour Laure qui avait très mal au ventre. A peine arrivés dans notre famille d’accueil les choses se sont empirées. La salle commune était partagée avec nos hôtes qui nous ont gentiment préparé un repas traditionnel. Impossible d’avaler quoi que ce soit pour Laure qui avait peur de paraitre impolie mais a du monter se coucher. L’hébergement consistait en des nattes posées à même le sol, et les toilettes se trouvaient à l’extérieur de la maison, au fond du jardin. Inutile de vous faire un dessin sur la qualité de la nuit pour Laure qui ne comptait plus ses allers-retours au jardin sous 10°C !

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 31Le lendemain, un riz nous a été servi au petit-déjeuner avant le départ. Laure, très faible, a du se forcer à avaler quelque chose car 10h de marche nous attendaient. Nous avons marché tous ensemble pendant une demi-heure avant d’arriver à une usine de Thé, seul échappatoire possible au trek. Jocelyn nous souhaite bonne route à ce niveau là et nous continuons à peine 15 minutes avant que Laure ne se mette finalement hors-course à son tour ! 9h30 de marche dans les montages sans échappatoire… c’est de la folie dans cet état !

Nous retournons tous 2 à l’usine et sommes reçus avec une grande gentillesse. Un vétérinaire, présent sur les lieux, soignera une mauvaise plaie de Yann et donnera quelques cachets pour Laure… après-tout ça peut pas être bien pire !!

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La principale source de revenus de la région est en effet le thé, qui couvre la majorité des pentes alentours. Il est bien sûr principalement récolté par les femmes…

De manière générale, les femmes font les travaux les plus ingrats, y compris lorsqu’il s’agit de transporter le produit des récoltes ou de la cueillette du jour ! Il est beaucoup plus courant de voir de pauvres femmes chargées comme des mules, que d’hommes (même si cela arrive !), aussi bien en plaine que dans les montagnes.

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Les enfants les accompagnent parfois, aidant ou s’occupant comme ils peuvent !

 

Nous attendrons une demi-journée avant que des mobylettes conduites par des vendeurs de légumes nous embarquent pour 3h de ride dans les sentiers des montagnes.

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 Nous aussi, on s’occupe comme on peut : visite de l’usine, sieste, lecture…

 

Une véritable aventure ! Des trous, de la boue, des ravins, de la roche, … pendant 3h !!

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Par contre quand on ne se focalisait pas sur la route (pour savoir à quoi s’attendre), nous admirions béatement le paysage fabuleux. Nos passages dans les villages étaient rythmés par les cris des enfants et les sourires de tous. Une fois sain et sauf à Hsipaw nous nous sommes rendu compte de l’incroyable expérience que nous venions de vivre ! 

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Voilà, nous sommes le 21 novembre, et, contrairement à tout le bien que nous en avons entendu, la Birmanie représente ceci pour nous : Un voyage éprouvant en raison des longs et inconfortables déplacements, une obligation de changer une somme d'argent à notre arrivée à Yangon, des déplacements limités en raison d'interdictions de se rendre dans telle ou telle région, des hôtels pleins qui deviennent de plus en plus coûteux, des billets de dollar US froissés qui sont sans valeur, les cartes de crédit refusées, une nourriture qui peut vous clouer au lit plusieurs jours…. Bref, bienvenue en Birmanie, prochaine destination touristique majeure d'Asie !… 

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29 novembre 2012

Du 28 octobre au 10 novembre : vacances et retrouvailles à Bali


Indonésie puis Thaïlande et re-Indonésie ? Certains se demanderont la logique de notre périple. Celle-ci est toute simple, nous sommes généreusement invités par Pascale (maman de cœur de Laure) à passer un séjour avec elle et Thibauld (le fréro de cœur) à Bali. Notre manque de vie sociale, de repos et de confort sera amplement satisfait au cours de ces quelques jours. 

 

Les retrouvailles

01Nous accueillons avec joie Pascale et Thibauld à l’aéroport de Denpasar, cela fait chaud au cœur de les revoir. Ils ont la patate malgré les 18h de vol qu’ils ont derrière eux :) ! Chouette, la motivation est à son comble, c’est maintenant que les vacances dans le voyage commencent pour nous !!!

Nous nous installons dans notre villa, papotons gaiement (pas facile de savoir par où commencer) et fêtons nos retrouvailles en soirée autour d’une coupe de champagne (hé ouais !), qui monte vite à la tête :) et de saucisson, spécialement ramené pour l’occasion par Pascale !!! Miam !

 

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Tok tok tok, le lendemain matin ça frappe à la porte. Cris de joie, Yann retrouve son cousin Tomi qui lui aussi, est en voyage pour une année avec sa copine Sarah. Thomas et Sarah passeront l’ensemble du séjour avec nous pour le plus grand bonheur des 2 cousins :) !

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Le confort

Pascale nous a concocté un programme alléchant avec 2 superbes villas où nous vivons comme des rois au cours de ces deux semaines.

Pour notre première semaine, c’est dans le sud de l’île, à Seminyak, que nous nous installons dans la villa Dupradi.

Immense salle à manger et salon extérieurs, 3 grandes chambres climatisées, gazebo, salle de bain extérieure avec douche chaude, cuisine, etc. … nous sommes gâtés et apprécions sans conteste tous les plaisirs de la vie quotidienne qui nous ont tant manqué ces derniers mois. Et c’est notamment de renouer contact avec la cuisine qui nous fera le plus grand bien. Petit déjeuner à l’occidentale et un bon plat de spaghetti sauce tomate suffiront à nous combler !

05 Notre chambre à nous :) !

 

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Cuisine, salon, salle à manger… de vrais petits rois !

 

N’oublions pas non plus le bonus de la villa dont chacun aura à cœur de profiter chaque jour : la piscine !!!! Qui plus est, la villa est située en plein centre ville, à 10 minutes à pieds de la plage … que demande le peuple ??

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Pauvre bouée nounours, elle n’aura pas fait long-feu !!!

 

C’est dans la villa Hati, à 6 kilomètres d’Ubud (dans le centre de l’île) que nous poursuivons notre séjour. La maison est encore plus grande que la précédente, la piscine également, et nous avons le petit déjeuner chaque matin préparé par Coma, une gentille indonésienne qui s’occupe de ranger et laver nos cochonneries.

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La villa semble isolée du reste du monde, sur une petite route traversant les rizières et les villages locaux que nous visitons à scooter. Il y règne un calme reposant dont nous profitons grandement après le tumulte de Séminyak. Les grillons nous berçent les après-midi au bord de la piscine, tandis que les grenouilles chantent l’heure du dîner (et les chiens celle du réveil grrr !!).

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Après tant de temps à voyager en mode « backpackers », nous avons l’impression de vivre tels de véritables sultans …. Quelle sensation jouissive !!!

 

Les soins

Bali est aussi l’occasion de prendre soin de ces corps que nous maltraitions depuis plus de 10 mois maintenant. Rendez-vous au SPA pour des séances de massages traditionnels, pédicures, manucures et soin du visage afin de revigorer tout ça. Yann et Thibauld auront beaucoup de plaisir à enfiler les culottes en papier fournies par les masseuses et auront du mal à rester sérieux …. Jusqu’à ce que l’effet soporifique des soins n’agisse. 

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Point trop n’en faut cela dit, et se prendre au sérieux n’est jamais très bon pour la santé. Allez hop !!! Séance chez les coiffeuses locales sur la plage pour se faire des tresses, et ce pour tout le monde (excepté Thibauld qui a les cheveux trop courts) … oui oui même Yann et Tomi. Un petit délire entre cousins qui ressentent pour la première fois la sensation de se faire « tirer les cheveux » … il ne reste plus qu’à leur mettre du vernis pour en faire de vraies dames.

 

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Aïe, trois nénettes en même temps pour les tresses de Laure… ça tire dans tous les sens ! Il faut souffrir pour être belle parait-il … !

 

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Photo de groupe :)

 

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T’en fait pas Thib’, la prochaine fois toi aussi t’auras tes tresses :p !

 

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Le « dé-tressage » a un effet Bob Marley assez sympa sur le Yann !!!

 

 

 

 

Les visites

Notre séjour à Bali, île qui regorge de temples de toute part, s’accompagne forcément de visites culturelles. C’est en taxi privé (vie de pacha oblige) que nous aurons l’occasion d’effectuer nos tours découverte avec les chauffeurs attitrés des villas.


17Le temple de Tanah Lot est situé sur le haut d’un immense rocher en bord de mer. A marée basse, les visiteurs peuvent y accéder à pied (l’accès au temple est cependant interdit), puis profiter des terrasses en hauteur pour admirer le coucher de soleil tombant sur le rocher.

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Le temple d’Uluwatu est, quant-à-lui, situé au bord d’une falaise qui surplombe la mer. La vue est splendide et le temple abrite quantité de macaques pour le plus grand amusement des touristes … (ou désespoir, selon la situation). Et oui, la plupart de ces petits singes sont bien malins comme le veut l’expression, et ils ont très vite compris le système de troc... mais façon brigandage. Ils volent une paire de lunettes et c’est une bouteille de coca qu’ils reçoivent en échange. Pour un appareil photo, la grappe de banane sera nécessaire.

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Nous aurons d’autre-part l’occasion d’aller observer nos cousins de plus près à la Monkey Forest où ils amuseront la galerie. Des sauts sur la tête, des démonstrations de kamasoutra et quelques auscultations nous vaudront de bons fou-rire.

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Au cours de nos diverses escapades nous en avons pris plein les mirettes. Voici un aperçu de nos clichés préférés :

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    Baignade dans les sources chaudes, trop bon !

 

 

 

 

 

 

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Temple…, tenue règlementaire oblige, c’est sarong pour tous ! Déjà qu’on à l’air d’une bande de Hippie avec nos tresses... ça n’arrange rien !

 

 22 Temples de Tampaksiring : Gunung Kawi et Tirta Empul

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En tout bons visiteurs qui se respectent, et respectent les coutumes locales, nous mangeons dans les « boui boui » de rue appelés « Wareng ».

 

 

 

 

 

 

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Nous nous rendons également dans quelques uns de ces innombrables marchés, en tant qu’acheteurs certes, mais surtout négociateurs !

Dans ces espèces de dépotoirs où tout le monde vend la même chose, c’est au plus offrant que nous tendons nos billets. Chacun d’entre nous y va de bon cœur, et réussira à faire affaire. La chose n’est parfois pas aisée, mais avec l’entraînement nous parviendrons tout de même à y trouver notre compte. La règle est pourtant simple : « diviser tous les prix par deux ou trois, voire plus ». Le record sera pour Yann : 50 000 Rp ( 4 euros) au lieu de 550 000 Rp ( 45 euros) … soit divisé par 11 !!! Y’a pas marqué PIGEON sur nos fronts ^^ !!

 

 

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 Pas toujours de très bon goût ce que l’on peut trouver sur ces marchés …

 

 

 

Incontournables et tellement jolies, les rizières en plateaux s’étendent sur des centaines d’hectares et nous rappellent à quel point le travail des fermiers est conséquent et physiquement éprouvant. Les récoltes constituent la seconde source de revenus de l’île après le tourisme.

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Nul besoin de préciser qu’avec un soleil, un environnement et une température pareils, un des maîtres mots de cette quinzaine fut « plage » !

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 Bien que magnifiquement constituée de sable blanc, la plage de Nusa Dua est en réalité le centre névralgique des sports aquatiques (jet ski, bouée, parachute ascensionnel etc. …) de l’île. Le bruit et les gaz d’échappement des moteurs font de ce lieu un endroit ni propice à la détente ni au snorkeling… résultat nous y restons 45 min !

 

C’est par contre sur la ravissante plage de Balangan, isolée de tous et paradis des surfers, que nous trouverons notre bonheur pour une après-midi snorkeling. La vie marine y est riche et les tunnels de roches naturels en font un spot très divertissant.

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La plage de Jimbaran nous accueillera quant-à-elle pour un diner au coucher de soleil avec spécialités de la mer. Gambas et poissons frais les pieds dans le sable, quel pur régal !!

 

 

 

Histoire d’en prendre plein les yeux, nous ferons un détour par le Mont Batur dont le point culminant s’élève à un peu plus de 2 000 mètres. Le volcan est bordé par le lac Batur ce qui rend le paysage ravissant. Des reliefs entourés d’eau, nous revoilà dans l’Indonésie que nous avons tant appréciée, après Java et Sumatra c’est encore un très joli spectacle que nous offre ce pays. Nous ne nous lançons pas dans l’ascension du volcan cette fois-ci, mais nous en profitons tout de même pour nous balader au bord du lac où quelques pêcheurs prennent du bon temps et passons au milieu de minuscules habitations typiques pleines de charme.

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Y’a pas à dire, il en jette le Mont Batur !

32 La maison, la parabole… contraste saisissant non ?

 

Les activités

C’est à la grande plage de Seminyak que nous nous battrons à mainte reprise contre les vagues. Ici, celles-ci cassent sec, et la mousse déferle sur plusieurs dizaines de mètres. En body surf d’abord, puis en surf et en body board pour terminer, nous retournons en enfance le temps de quelques après-midi où les rires s’entrecroiseront avec gamelles et plaisir.

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Toujours dans la catégorie « sports extrêmes », n’oublions pas d’évoquer nos ballades en scooter dans la région d’Ubud ! Franchement vu la circulation et les indications routières cela constituait un véritable challenge ! Défi relevé :) ! (Même à 3 sur le scout avec Tom… même pas peur… enfin si un peu pour Laure quand-même !)

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Depuis notre départ de Koh Tao, une de nos grandes hâtes était de réenfiler une bouteille sur le dos, retourner dans l’eau et retrouver ces sensations incroyables que procure la plongée sous-marine.

35C’est avec le club Baliberty de Renaud et Alice, un adorable couple de Français, ex-employés du Sea Shell Divers (où nous avons passé notre diplôme à Koh Tao), que nous comblons notre souhait. Au cours d’une journée complète, ils nous emmènent tous les 5 (Pascale étant restée sur Ubud pour une journée shopping) à Tulamben pour y prendre notre pied.

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Thibauld, Tomi et Sarah passent leur baptême de plongée avec Renaud (1 session en piscine + 3 fun dive en mer) tandis que, de notre côté, nous plongeons à trois reprises avec Alice. Nous avons même l’occasion de passer quelques moments tous ensemble sous l’eau. Que de bons moments, d’autant plus que les spots de plongée sont remarquables : un tombant fabuleux, un jardin de corail rempli de murènes et une épave d’un bateau américain de la seconde guerre mondiale tellement riche en vie marine qu’il en est difficile de reconnaitre le navire.

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A l’intérieur du Liberty !

 

Nous en aurons pour notre argent. Des centaines de coraux multicolores, des poissons aussi gros qu’un enfant, une vie marine diversifiée, et des instructeurs fabuleux qui prennent le temps de nous montrer les choses. Un merveilleux moment gravé dans nos mémoires !!!

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Quelques images de l’aventure avec en bas à gauche, des crevettes spécialisées en manucure!!!

 

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Débriefing et remise des diplômes après les plongées !

 

Un dernier souvenir et pas des moindres. Les garçons auront l’occasion d’aller jouer une petite heure au volley-ball avec les jeunes locaux. Un moment de détente et de fun, accompagné du sourire des enfants qui met du baume au cœur.

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Et voilà, il est déjà l’heure des aurevoirs. Comme le temps est passé vite !!! Cette pause dans ce voyage asiatique, où cous commencions à nous essouffler, un retour à la vie sociale après tant de temps passé à deux, et surtout les retrouvailles avec des personnes qui nous sont proches et que nous quittons avec beaucoup de nostalgie, nous a fait le plus grand bien. 

Le retour approche à grand pas, alors nous comptons bien profiter des dernières semaines qui suivent.

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Aller, on garde le sourire, on se motive, on fait le plein d’énergie… et c’est reparti !!!

Next stop : La Birmanie.

16 novembre 2012

Du 20 au 27 octobre : De Chiang Mai à Bangkok

Sur notre trajet retour vers Bangkok, nous faisons une nouvelle halte dans la ville de Chiang Mai. C’est, cette fois, l’occasion de faire une visite dans une réserve d’éléphants à 1h30 de la ville. 


Elephants Nature park

C’est dans la province de Chiang Mai, loin de la jungle de béton, que nous passerons une journée dans un centre de réhabilitation pour éléphants. Notre visite dans ce camp comptera parmi l’une des meilleures journées de notre voyage.

Plus petit que son cousin Africain, l’éléphant d’Asie mesure 2 à 3,50 mètres au garrot, ne présente qu'un seul « doigt » préhensile au bout de la trompe et possède des oreilles assez petites. Son crâne forme deux bosses proéminentes et les défenses sont absentes chez les femelles et un certain nombre de mâles.

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 Vue de dessus, un éléphant ça a une tête de c** haha !

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 Quatre femelles au centre de réhabilitation.

Souvent domestiqué, l’éléphant est utilisé comme monture ou animal de trait. Autrefois présent sur l'ensemble du continent asiatique, il n'occupe plus aujourd'hui qu'un territoire réduit. À l'état sauvage, l'espèce est en danger, même si le commerce de l'ivoire est illégal.

En effet, l’éléphant est à la fois l’animal le plus vénéré mais aussi le plus maltraité de la Thaïlande… il fait objet d’attention de tous et particulièrement des touristes, ce qui engendre tout un business malsain autour de lui.

Le pays compte énormément de camp d’entraînement, de réhabilitation, de show et autres pour les éléphants. Suivant l’expérience des cousins de Yann (Laly, Yann et Virginie), notre choix se portera pour une journée au centre « Elephant Nature Park ».

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C’est « Hey » en personne qui vient nous chercher à l’auberge, elle sera notre petite guide pour la journée. Quelques informations préliminaires dans le bus, une vidéo émouvante qui retrace l’histoire de la fondation et de certains de ses occupants et nous voilà arrivés au centre.

Nous sommes dans un cadre magnifique au milieu de la jungle et nous nous baladons à l’intérieur de l’immense domaine à côté d’éléphants en liberté. Nous faisons connaissance avec une femelle qui porte une jolie fleur à l’oreille droite. Nous prenons nos premiers clichés, la caressons et la nourrissons… Hey nous dit qu’après l’avoir nourrie, elle ne nous oubliera jamais… nous non plus….

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Nous rencontrons ensuite 2 femelles inséparables, l’une aveugle est chouchoutée par l’autre qui elle, a une patte arrière trop courte. Ces femelles furent maltraitées par le passé et recueillie par Lek, la fondatrice du centre, il y a quelques années.

 

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Voici Lek, la fondatrice du camp. Ce petit bout de femme est un exemple de courage et de dévotion. Bravo à elle !

Dans ce parc, où les éléphants évoluent librement, nous avons la chance d’observer les relations sociales établies entre ces animaux. Ainsi l’on nous dira qu’il est impossible de séparer ces 2 femelles, même une simple heure.

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Quelques clichés amusants :

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 Oh mais que vous avez de grands pieds !!!

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 Et de grandes quenottes !!! ( 5 kg la dent de lait)

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Une petite soif ? Pour l’anecdote un éléphant boit jusque 250 L d’eau / jour !

250 litres d’eau par jour, mais combien de nourriture ? Nous apprenons qu’un éléphant mange environ l’équivalent de 10 % de son poids par jour… et faut bien se dire qu’ils ne sont pas légers nos copains là ! Un adulte peut en effet peser jusque 5 tonnes !!!

C’est donc l’heure de nourrir les éléphants, notre premier « job » en tant que volontaire. Bananes, citrouilles et ananas au menu. Ici on ne chipote pas avec les pépins ou la peau, comme disait grand-mère Gléonec « tout ce qui rentre fait ventre » ! Notre rôle est on ne peut plus simple : leur déposer les fruits ou légumes au bout de la trompe (jamais directement dans la bouche) et les laisser gérer. Ils se débrouillent parfaitement pour amener tout ça à leur bouche, même si nous déposons le truc n’importe comment et que ça semble bien complexe ! Miam ça à l’air bon tout ça, y’en aurait pas un peu pour nous aussi ?

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 Feeding time pour petits et grands.

 Nous visitons l’infirmerie où nous apprenons beaucoup de choses sur la physiologie des éléphants, notamment qu’ils ont eux-aussi des dents de laits ou que leur cœur pèse entre 18 et 21kg. Le vétérinaire reçoit en stage des étudiants du monde entier, et pour cause, il est super callé sur son sujet même si l’infirmerie semble plutôt rustique.

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A nous de manger cette fois-ci. Un gros buffet (végétarien oblige dans une réserve…) nous attend, c’est trop bon et c’est surtout à volonté ! Miam !

 

Pour nous faire digérer nous voici maintenant dans la « salle de cinéma »… et voici la seconde cession émotion de la journée !! Pourtant tout commençait bien avec un petit jeu de devinette … mais le documentaire sur le centre, sa création, le projet et son histoire et surtout sur la condition des éléphants en Asie et la façon dont ils sont éduqués est très difficile à voir (surtout pour Laure qui chouine comme une madeleine). Heureusement qu’un chien anime la galerie et détend l’atmosphère en attaquant l’écran à chaque fois qu’un chien apparait dans la vidéo ! Trop drôle !

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Une des femelles dont l’histoire est racontée dans la vidéo, la pauvre bête est toute cabossée et nous fait de la peine.

Larmes séchées allons nous occuper de nos nouveaux amis. C’est l’heure du bain les copains !!! Nous prenons tous nos sceaux et nous mettons à l’eau avec nos compagnons. Nous nous mettons à plusieurs par animal et c’est parti pour l’arrosage ! Parfois, il s’agit plus de mouiller nos compatriote qui sont de l’autre côté de l’éléphant, si celui-ci ne s’en est pas déjà chargé avec sa trompe ! Une bonne partie de rigolade !

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 Nettoyage et massage, elle à l’air heureuse la p’tite mémère !

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Nos ladies sont maintenant prêtes pour la suite du spa … à savoir le bain de boue. Non, non, ce n’est pas déprimant de les voir se couvrir de boue ainsi après le bain !!! En fait les éléphants s’enduisent de terre pour se protéger du soleil… bon si c’est de la crème solaire, alors on accepte et on en rigole ! … par contre pour les câlins… ce n’est pas pour tout de suite les copains !

 

 

 

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Nous observons à nouveau les éléphants évoluer autour de nous au cours d’une pause goûter. Ils sont immenses et patauds, et nous font bien rire lorsqu’ils entament des séances de grattage contre de gros rochers ou rondins…

 

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Hum, c’est bon ça !

Puis nous retournons à la rivière pour observer les familles se baigner avec les bébés. Le bain familial est amusant à regarder, les petits se jettent à l’eau et jouent au sous-marin alors que les adultes les entourent pour les protéger.

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 Quoi c’est déjà l’heure de repartir ??? Nan, y’a pas moyen ! Je reste !

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 C’est avec des images plein la tête et des souvenirs à vie que nous quittons donc ce centre. Peut-être y reviendrons-nous un jour en tant que volontaires pour plusieurs jours… à envisager pour le futur !

Un conseil, si vous voyagez en Thaïlande, ne faite pas l’impasse sur ce centre. En plus d’une aide physique et financière non négligeable que vous apporterez au refuge, vous sortirez enchantés de l’expérience.

 

Emotions à peine retombées que nous reprenons la route vers la ville de Bangkok. Nous ne manquons cependant pas de faire une halte dans la fameuse ville de Sukhothai.

 

21Sukhothai

 

Il y en fait deux Sukhothai à distinguer. La « New Sukhothai » et la « Old Sukhothai ». La nouvelle ville n’ayant aucun attrait à notre goût, c’est pour la vieille ville que nous venons. Celle-ci s’organise autour des vestiges de la première capitale du Siam : un ensemble de temples y sont disséminés dans une large vallée entourée de collines boisées. C’est apparemment l’un des plus beaux sites archéologiques de la Thaïlande qui est d’ailleurs inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

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24Cette fois-ci ce n’est pas en scooter mais à bicyclette que nous visiterons les environs. Nous roulerons plusieurs kilomètres à rythme relaxant que ce soit très tôt le matin ou en fin d’après midi. 

Le coin paisible, le vert campagnard et le beau temps nous ferons retourner en enfance le temps d’une journée bienfaisante. Les ruines éparpillées se ressemblent toutes pour la plupart mais quelques unes conservent quand même une certaine prestance, un petit quelque chose « qui en jette ».

 

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En résumé, un petit havre de tranquillité à conseiller à ceux à la recherche de visite relax.

 

Bangkok

Nous voilà de retour à la case « grosse ville bruyante ». Cependant cette fois-ci, nous apprécions bien plus notre séjour que lors de notre premier passage. Nous choisissons une guest-house moins chère et dans une petite rue piétonne plus calme et plus mignonne que la grosse rue occidentale de Khao San Rd.

 

  • Wat Pho

Nous nous rendons au temple du Wat Pho, plus petit, moins cher et moins touristique que le Grand Palais, mais avec tout autant de choses à offrir. L’enceinte est constituée d’un bel ensemble de temples et quatre grands chedi recouverts de céramiques très décorées. Leurs formes et couleurs sont toutes différentes et ils représentent les premiers rois de la dynastie.
Autour des temples, des galeries présentent des centaines de Bouddha assis.

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Le temple principal abrite le célèbre bouddha couché. A l’entrée, deux personnages de pierre coiffés de chapeau sont des caricatures des occidentaux. A l’intérieur, le gigantesque bouddha couché est recouvert d’une feuille d’or et fait 45 mètres de long pour 15 mètres de haut. Tout simplement majestueux, la position couchée est celle précédant l’atteinte du Nirvana, point de libération du cycle des réincarnations. Le sourire narquois, la délicatesse des cheveux et les pieds incrustés de nacre illustrent les qualités du Bouddha.

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  • Spectacle du Siam Niramit

Ce soir nous fêtons l’anniversaire de Laure. Qui a dit que Yann était en retard ?? Surprise en perspective, Laure sort donc sa plus belle tenue… la même que tout les jours à vrai dire … mais avec du mascara (ah je savais bien qu’il servirait à un moment donné se dit-elle !!! :p ) et c’est parti pour l’aventure !

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29Bus, métro, marche à pied, rien ne peut démotiver Laure pour sa surprise :), et nous arrivons finalement au Siam Niramit. Un lieu où se déroule chaque soir un spectacle exceptionnel. Mis avant le show, il y a encore quelque chose qui nous attend … un énoooorme buffet à volonté !

Miam, nous mangeons, nous mangeons et ne nous arrêtons que lorsqu’il nous faut nous placer dans les gradins pour le spectacle. Après réflexion, nous aurions peut-être du dévorer un peu moins car nous nous sentons un peu ballonnés là… hihi !

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Nous sommes idéalement placés, au milieu des gradins, et avons une superbe vue sur l’ensemble de la scène qui mesure 65 m de large sur 40 m de profondeur… rien que ça !

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Le spectacle commence avec de simples mais très bons percussionnistes, puis le décor se dresse peu à peu. Un décor qui sera spectaculaire tout au long du show, avec plus de 100 pièces différentes pouvant aller jusqu’à 12 mètres de hauteur !

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34Pendant 1h30, c’est un spectacle très bien ficelé que nous admirons, relatant l’histoire et les traditions du pays de Siam et des tribus Lanna dans l’acte 1 et un peu de fantaisie dans l’acte 2 avec l’enfer versus paradis. L’acte 3 représente quant-à lui les différents festivals prenant place durant l’année dans la culture Thaï.

Un très beau spectacle, seule petite suggestion pour le show : améliorer les performances individuelles car l’effet de groupe donne de jolis tableaux mais les danseurs pris indépendamment ont malheureusement et globalement un petit niveau.
Un grand bravo pour la production, les costumes, les jeux de lumières, la musique et un grand merci à Yann pour cette merveilleuse soirée !

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11 novembre 2012

Du 13 au 19 octobre : le nord de la Thaïlande


Heureux de quitter la tumultueuse ville de Bangkok, nous prenons la direction du nord pour un trajet de 900 km en bus de nuit. Pas de soucis à se faire, ici, les transports sont bien mieux développés qu’en Indonésie !!!

 

Chiang Rai et le triangle d’or

1Nous faisons une halte d’une journée à Chiang Rai, capitale de la province du même nom. Cette ville n’est pas bien excitante à première vue, les constructions y sont anarchiques et sans grâce. Mais rapidement on y découvre un marché de jour typique, voire pittoresque, où l’on trouve de tout, où la cuisine est authentique et très bon marché pour notre plus grand plaisir.

La nuit tombée, les bars ouvrent leurs portes, les rues se colorent et s’animent, mais l’endroit où il faut être c’est au Night Bazaar. L’ambiance de ce marché de nuit est chaleureuse, nous apprécions flâner entre les stands d’objets d’artisanat et autres. Nous dînons dans une petite gargotte sur la place centrale où un chanteur Thaï actuel anime la soirée (pas la meilleure de la foire… d’ailleurs…. vu le niveau musical dont nous avons fait l’expérience ici, Laure aurait pu y être une chanteuse appréciée :p ! ). Le spectacle de danse traditionnelle sur une scène un peu plus loin sera un bien meilleur compromis … pour quelques minutes.

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A quelques kilomètres au sud de la ville se trouve le plus étonnant des temples que nous ayons vu jusqu’ici. En construction depuis 1997, le Wat Rong Khun garde un pied dans la tradition tandis que l’autre est plongé non pas dans l’actualité mais dans la science-fiction… un mélange détonnant ! Encore appelé White temple, le monument est d’une blancheur éclatante, il est hérissé de volutes pointues et est complètement incrusté de miroirs sur toute sa façade extérieure. L’ensemble symbolisant la pureté du Bouddhisme face aux fléaux qui guettent l’humanité (la terreur, mais aussi l’alcool, le tabac et les vices).

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Pour accéder à l’intérieur du temple, il faut passer, entre deux crocs géants, sur un petit pont surplombant un espace où grouillent des créatures des enfers tendant leurs mains vers le ciel.

Pour illustrer le portique d’entrée face au Bouddha, l’artiste n’a pas craint d’utiliser des icônes de la culture moderne telles que superman, Matrix, Sangoku, les twin towers, Batman, Avatar ou encore Star Wars etc… Le mélange est vraiment décoiffant et nous comprenons pourquoi ce temple hors du commun a déjà attiré plus de 6 millions de visiteurs.

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Plus qu’une journée devant nous pour renouveler ce p***** de visa, nous prenons un nouveau bus pour Mae Sai cette fois. La ville la plus septentrionale de la Thaïlande se résume à une longue rue principale bordée d’échoppes et d’édifices sans charme. Tout au bout, on y trouve un immense marché couvert et un pont, frontière avec le Myanmar (ex-Birmanie). Nous franchissons donc ce pont et passons quelques heures dans la ville de Tachilek, avant de rentrer à nouveau sur le territoire Thaïlandais avec un nouveau visa pour 15 jours. Notre passage express sur le territoire Birman n’aura rien d’exceptionnel mais nous n’oublierons pas les vendeurs ambulants de cigarettes, films pornographique et viagra qui nous auront bien fait halluciner !

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Notre visite de Mae Sai, la « ville marché » se terminera par une petite ascension de 207 marches jusqu’au Wat Doi Wao. Calme, le temple offre une superbe vue sur la ville et le Myanmar.

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Visa en poche, nous filons ensuite vers le célèbre Triangle d’Or, là où le Laos, Le Myanmar et la Thaïlande se rencontrent … ou plutôt s’observent, de part et d’autre du majestueux Mékong. On comprend facilement pourquoi «triangle », mais pourquoi «d’or»?

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 En réalité, cela tire son nom d’une certaine poudre blanche plus communément appelée « opium ». Environ la moitié de l’opium illicite consommé dans le monde provient de cette région. A l’époque déjà, l’opium valait de l’or (et était d’ailleurs payé avec de l’or) … d’où son nom « d’or blanc ».

Ce sont à l’origine des tribus chinoises et sino-birmanes qui ont cultivé le pavot dans les montagnes couvertes de jungles de la région. Les caravanes d’opium descendaient dans le passé des confins birmans, laotiens et thaïs et pouvaient transporter jusqu’à 20 tonnes de poudre. En 1965, le gouvernement a adopté une politique antidrogue qui s’est progressivement endurcie envers les trafiquants. Les autorités ont ainsi remplacé les champs de pavot par des cultures de substitution : café et tabac principalement (dont les locaux abusent dangereusement), mais aussi thé, pommes, pêches, fleurs etc. ... Aujourd’hui la Thaïlande est devenue l’exemple le plus réussi du remplacement de l’opium, même si cela ne signifie pas l’éradication totale du narcotrafic qui s’organise toujours dans la région des trois frontières. Les trafiquants profitent toujours des reliefs offrant d’innombrables passages entre les frontières, ainsi que de l’augmentation des axes routiers et du Mékong lui-même pour faire circuler la marchandise. 

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Nous nous rendons ensuite en bus local jusqu’à Chiang Saen, village authentique au bord du Mékong. Nous y louons un scooter après avoir déposé nos sacs à notre Guest-House. Autrefois entourée de remparts et capitale d’un royaume dont les origines remontent au Xème siècle, le village a été rasé au XVIIIème siècle mais de nombreuses ruines restent éparpillées en son sein. Nous prenons le temps de visiter ce village et ses environs tranquillement.

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12Nous partons ensuite 9 km en arrière, à Sop Ruak, village qui a usurpé le nom de « Triangle d’Or » car il est géographiquement situé à la jointure des trois pays.

Le village en lui même n’a rien d’intéressant, il se résume en une rangée de stands d’artisanats et de tee-shirts, organisés autour d’une enseigne « Golden Triangle », le tout à côté d’un Bouddha géant. Il attire finalement une flopée de touristes pour une simple photo.

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Un diner au bord du Mékong conclura notre excursion ici haut avec satisfaction.
Cela dit, nous irons faire un tour du côté de l’Opium Museum (le grand Hall of Opium étant fermé… évidemment !) qui retrace l’histoire de la culture du pavot. Nous en apprenons plus sur les méthodes de récolte, les cycles de ramassage, le narcotrafic, etc. …

Un tout petit musée mais plein d’intérêt.

 

Chiang Mai et ses environs

Nous poursuivons l’aventure dans la partie nord de la Thaïlande avec une autre région particulièrement réputée pour sa douceur de vivre, ses temples et ses activités nature : Chiang Mai.

Chiang Mai est cinquante fois moins peuplée que Bangkok (et nous apprécions !!) mais est tout de même classée troisième plus grosse ville de Thaïlande. Cette cité a d’ailleurs explosé touristiquement parlant depuis quelques années. De gigantesques centre commerciaux et hôtels ont poussé dans le centre et la hausse du trafic a logiquement suivi. Heureusement, dans le quartier de la vieille ville que nous choisissons comme QG, la vie est paisible, les ruelles pavées ne sont pas bondées et il y fait bon se promener au détour de quelques sanctuaires bouddhistes, mini-oasis de tranquillité. Ce vieux quartier est délimité par quatre anciennes douves formant un carré, creusées à la même époque à laquelle les remparts de la ville furent érigés (fin du XIIIème siècle).

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  • Muay Thai

16C’est à Chiang Mai que nous découvrons le sport national : le Muay Thai. Les thaïlandais en sont d’ailleurs aussi fiers que les australiens avec leur footie. Nous nous rendons au Kawila Boxing Stadium pour une soirée. Le « stade » n’est pas du tout à l’image de ce que nous nous imaginions puisqu’il s’agit d’un ring de boxe posé sur du béton, l’enceinte étant délimitée par des murs sans toit et les sièges étant de simples chaises de camping …. Mais cela donne une ambiance bien locale à l’évènement. Les règles du Muay Thai sont simples : pieds, poings (avec gants de boxe), genoux, coudes … tout est autorisé sauf les coups dans les parties.

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Pas moins de 7 matches s’enchaîneront, dont un match de filles qui distribueront des tartines à la « en veux tu en voilà » et 3 matchs internationaux. Certains match seront on ne peut plus ennuyeux avec des boxeurs plus observateurs que tapeurs, tandis que d’autres seront des démonstrations de puissance où les boxeurs ne seront pas là pour amuser la galerie mais pour coucher réellement l’adversaire. Résultat des courses : 2 KO, une arcade ouverte et une bonne soirée originale !!!

 

  • Sunday market

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Une attraction phare de la ville se tient à l’intérieur des douves tous les dimanches pendant l’après midi et la soirée : le marché du dimanche. Des centaines de vendeurs (dont beaucoup d’amateurs) investissent deux des ruelles principales du vieux quartier.

Eventail complet, joyeux et créatif de tous les types d’artisanats, traditionnels ou branchés s’enchaînent de chaque côté de la rue et même milieu.

Des musiciens, des peintres et des saltimbanques animent la zone, pendant que des dizaines et dizaines de stand de nourriture et de mini-boutiques remplissent les estomacs et vident les portefeuilles des touristes et des locaux.

Nous nous lancerons au milieu de la foule cheminant à la queue-leu-leu dans une ambiance bon enfant.

Chiang Mai est également le principal point de départ pour des treks dans les montagnes environnantes à la découverte de leurs tribus. Cependant, toujours dans un souci de fuir les masses de vacanciers, nous préférons nous diriger vers Mae Hong, à la frontière Birmane à l’ouest, pour plus d’authenticité.

 

Pai, Mae Hong Son et les femmes girafes

  • Pai

Notre première destination est la ville de Pai. La route qui y mène est très sinueuse (1864 virages miam !!) et particulièrement spectaculaire, et donne droit, pour l’anecdote, à un « certificat de conducteur aguerri » pour ceux qui la prennent en deux roues. Pai est un gros village cosmopolite où se rassemblent la plupart des occidentaux et pas mal de touristes Thaïlandais en voyage dans la région.


19Le coût de la vie y est très peu cher, et le coin est tranquille et se prête aux ballades en scooter. Nous prendrons une journée le temps d’aller visiter cascades, canyon et village chinois aux alentours.

La nuit les échoppes sortent de leur nid, les rues s’éclairent et se transforment en de jolies allées de lumière où nous nous baladons et dînons.

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  • Mae Hong Son et le trek

Nous continuons la route sinueuse jusqu’à Mae Hong Song. Gros bourg paisible au même titre que Pai, c’est un autre point de départ idéal pour explorer la région.

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Petite bière au bord du lac puis diner au marché


Via notre petite guest-house, idéalement située en bord de lac, nous réservons un guide pour un trek en montagne. L’intérêt principal de ces excursions est la découverte des villages et des paysages, ainsi que la rencontre avec les ethnies qu’elles soient akha, karen lise, lahu ou yao (une vingtaine en tout).

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Nous débutons notre randonnée après avoir traversé une rivière à fort courant à l’aide d’une pirogue (pas bien large). Nous nous sommes imaginés une seconde finir à l’eau tant la pirogue était basse par rapport au niveau de l’eau, mais l’aventure n’a pas pris court trop tôt … ouf !! La rando’ n’est pas très compliquée, nous longeons la rivière et passons de rizières en rizières. C’est notre premier contact avec ce type de paysage et nous en sommes tout émerveillés. Les coins sont reculés, personne n’y vit et seules quelques habitations qui font office de lieu de déjeuner pour les travailleurs sont construites. Après trois heures de marche, nous arrivons finalement au village des Karen, la tribu des femmes girafes.

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Le saviez-vous ? Le peuple Karen est le plus ancien à s’être implanté en territoire thaïlandais. Originaires dit-on du désert de Gobi, les Karen sont venus il y a près de 300 ans des hautes de terre de Birmanie. C’est le long de cette frontière que l’on trouve le plus grand nombre de villages karen (un peu moins de 2000) dont certains habitants militent pour la création d’un état Karen à cheval sur Myanmar et la Thaïlande.

24Le village Karen que nous avons visité est réellement minuscule et ses habitants y sont en fait des réfugiés politiques. En effet, la dictature du Myanmar exerce une répression terrible envers ces villages indépendantistes. Nous y avons rencontré les fameuses femmes-girafes. Elles portent au cou de nombreux anneaux spiralés de cuivre (20 à 25) qui leur donnent cette étrange silhouette.

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26Cette tradition se passe de mère en fille depuis plusieurs siècles mais nous apprenons avec bonne surprise qu’elles ont le choix de les porter ou non. Entre 5 et 9 ans, on passe sur le cou d’une petite fille une pommade composée de graisse de chien, lait de coco et gelée royale, avant de poser le premier anneau. 2 ans plus tard, plusieurs autres suivent jusqu’à atteindre le menton. Leur cou ne peut supporter plus de 28 anneaux (30cm et 15 kg).

D’où vient cette tradition ? Plusieurs versions sur l’origine de la coutume :

- défense contre les dents de tigres ;
- privilège pour les femmes nées durant la pleine lune;
- représentation et concentration de l’esprit de la tribu ;
- enlaidissement des femmes pour les protéger des hommes d’autres tribus en tant de guerre...


Ces villages de réfugiés ne vivent aujourd’hui que du tourisme puisqu’ils n’ont aucun droit de propriété sur le territoire thaïlandais. C’est avec plaisir que nous ferons donc quelques emplettes dans leurs échoppes, histoire de faire d’une pierre deux coups.

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Pour terminer notre journée sur une touche de fun, nous voici partis pour une ballade à dos d’éléphant. Notre compagnon, surnommé « Lyphan » pour l’occasion, nous emmènera à son rythme (hyper lent) le long et dans la rivière où il s’amusera à nous arroser en même temps qu’il se rafraîchit. L’éléphant est une véritable force de la nature que rien ne semble pouvoir ébranler (mis à part l’homme). Une peau dure et rugueuse recouverte de poils, et mal repassée  comme un front de septuagénaire ^^. Lyphan est attachant et nous lui grimperons sur sa tête lors de la ballade où nous en profiterons pour lui faire plein de papouilles.

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Notre excursion dans la Thaïlande du Nord arrive à son terme, et nous retournons sur Chiang Mai pour une étape de deux jours avant de continuer vers le sud, pour un retour sur Bangkok. 

20 octobre 2012

Du 29 Septembre au 12 Octobre – De Kuala Lumpur à Bangkok

 

Kuala Lumpur

Nous quittons l’Indonésie par avion en direction de Kuala Lumpur. Cet arrêt sur le territoire Malaysien n’était pas dans le programme initial, mais nous permet, non seulement de poursuivre notre voyage en Thaïlande à moindre frais mais surtout de nous faire un petit plaisir en achetant un utilitaire de voyage adéquate pour la suite du programme : la GoPro.

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C’est dans le méga-centre commercial IT de la capitale malaysienne que nous trouverons notre boitier vidéo/photos waterproof. Le centre est le paradis du geek et des fous d’électroniques en tout genre. Pas moins de 6 étages composés essentiellement de magasins d’appareils photos, écrans télé, jeux vidéo, caméra vidéo, ordinateurs etc. …. Et ici comme partout en Asie, c’est au meilleur discount que se négocient les achats. Nous passerons par exemple de 180 RM (45 €) à 90 RM pour l’achat d’un nouveau chargeur d’ordinateur.

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Même si la fatigue du shopping nous suggère d’en terminer avec cette journée, nous nous lançons dans une petite escapade dans la ville histoire que le centre commercial ne soit pas notre seul souvenir de Kuala Lumpur.  

La ville se rapproche de celle de Singapour, un pot pourri de cultures concentré dans une mégapole bruyante et dense, aux immeubles de taille démesurée et une architecture récente. Même si, de manière générale, nous n’affectionnons pas particulièrement les grandes villes, nous apprécions réellement le contraste avec l’Indonésie : des routes larges et sans trous, personne qui ne nous saute dessus pour nous extirper de l’argent, et des gens qui parlent anglais …. Un stop vivifiant !!!

 

 

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Krabi

Nous prenons un bus de nuit depuis Kuala Lumpur jusqu’à Hat Yai, au sud de la Thaïlande. Une mauvaise surprise nous attend cependant au poste frontière : le visa délivré n’est que de 15 jours et non pas 30 comme nous l’avions prévu. Pour cela il aurait fallu arriver par la voie des airs. Tant pis, nous trouverons un moyen de palier ce problème plus tard. Suivant les conseils d’un français que nous avons rencontrés en Indonésie, nous choisissons de faire notre premier stop en Thaïlande dans la petite ville de Krabi.

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Habituellement, Krabi est un lieu de passage sur le trajet Phuket => Koh Phiphi => Krabi => Koh Samui, et les îles voisines de la petite ville qui en font un cadre privilégié. Les îles n’étant pas notre priorité numéro une ici, nous nous contenterons de louer un scooter pour la journée et de visiter les environs, notamment le Wat Tham Sua ou « temple de la grotte du tigre », logé au fond d’une forêt tropicale et entouré de falaises. Pour un premier contact avec les temples thaïlandais, cette excursion s’avère être plutôt … physique !!! En effet, une fois le temple pris en photo et un petit tour dans la grotte effectué, nous nous lançons à l’ascension de la montagne. Ce sont 1237 marches d’escaliers qui nous attendent avant d’atteindre le sommet où un énorme Bouddha surplombe la vallée. La vue est splendide et nous apercevons au loin le village de Krabi.

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Nous poursuivons notre journée par une pause plage bien méritée pour se relaxer après tant d’effort.

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En fin de journée les locaux sont tous à la pêche aux coquillages

 

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Koh Tao

Depuis Krabi, un bus suivi d’un ferry de nuit nous emmènent sur la petite île de Koh Tao. Nous ne nous rendrons pas sur Koh Samui ou Koh Pangan (connue pour ses Full Moon Party), l’unique but ici étant de passer notre PADI. Le PADI est le diplôme de plongée le plus reconnu dans le monde, et c’est ici à Koh Tao qu’il est également le moins cher.

Le bateau de nuit

 

Et nous voici à Koh Tao…

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Dès notre arrivée, nous nous inscrivons pour le cours Open Water, niveau 1 de la formation PADI, auprès du centre Sea Shell Divers. Pour 10 000 Bahts par personne (250 euros), nous seront formés pendant 4 jours et seront logés au Sea Shell Resort dans un petit bungalow sympa,  à deux pas de la piscine et du jacuzzi de l’hôtel.


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13L’Open Water requiert pratique et bien évidemment à notre grand désarroi, une grande partie théorique. Vidéo, lecture, quizz et tests sont de rigueur, ce qui nous impose un rythme de révision soutenu pour ces quelques jours.

La pratique se décompose en trois journées. La première est consacrée à la familiarisation des étudiants avec le matériel de plongée et la sensation de respirer sous l’eau, une première pour Laure.

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Par groupe de trois (avec Rachel une anglaise rencontrée sur place), nous prenons contact avec l’environnement aquatique par un ensemble d’exercices en piscine (bassins peu profond puis plus profond). Notre moniteur Mohammed originaire de Jordanie, nous apprend comment nous comporter, nous déplacer, communiquer, nettoyer nos masques, respirer sur source de secours en cas de panne d’air etc … Une journée bien sympathique, malgré des sensations peu excitantes dû au côté rassurant de la piscine.

 

 

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Le second jour de pratique, nous plongeons cette fois-ci en condition réelle. Deux plongées successives de 45 min dans la baie de Koh Nang Yuang aux Japanese Gardens à une profondeur de 10m, où nous répétons les exercices effectués en piscine la veille, avant d’explorer les fonds marins.

 

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Coraux en tout genre, et des centaines de poissons : ça y est nous y sommes !!! :) . La sensation de plongée est indescriptible. Apaisante, relaxante, excitante, exceptionnelle … beaucoup d’adjectifs qui nous procurent émerveillement et sérénité. Le seul point négatif et réellement embêtant de la plongée : le temps sous l’eau passe à une vitesse ahurissante !!!! Surtout quand la tierce personne nous fait perdre 5 bonnes minutes en début de chaque plongée …

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La troisième et dernière journée consiste en deux nouvelles fun dive, sur les spots respectifs de Red Rock et Hang Wong Bay. Nous en profitons pour initier notre Go Pro (non sans stress) et immortaliser ces moments si magiques dans ce nouveau monde.

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Nous voici donc diplômés de notre premier niveau de PADI, avec de bons résultats au test final (46 et 47 réponses correctes sur 50), et cela sonne déjà la fin de notre séjour sur Koh Tao… enfin c’est sans compter sur notre instructeur Mo qui nous convainc plutôt facilement de passer notre second niveau (Advance). Nous aurons plus d’expérience en matière de plongée, plus de compétences et serons capables de plonger plus profond (30 mètres au lieu de 18 mètres avec l’Open Water) et donc de voir des décors différents et plus diversifiés. Qui plus est, l’obtention du second niveau ne nécessite pas de test final, seulement un peu de lecture (encore et toujours oui) et cinq nouvelles plongées dont deux où nous pouvons choisir une « spécialité ».

Nous voilà donc repartis pour deux jours supplémentaires sur l’île de la tortue, cette fois-ci seulement tous les deux avec Mo.

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La première journée nous enchaînons trois plongées durant l’après midi. Les deux premières se feront de nouveau au Japanese Gardens, mais seront consacrées aux exercices respectifs de « contrôle de flottabilité » et « de navigation sous-marine ».

 

Pour la troisième, nous choisissons la spécialité « photographie sous marine ». Nous attendant à un véritable cours de photographie, nous serons déçus de voir qu’il ne s’agit en fait que d’une simple location d’appareil photo numérique avec boitier waterproof. Tant pis, nous profitons tout de même de chaque minute passée sous l’eau sur ce nouveau spot « The Twins » où nos mirettes sont plus qu’amplement satisfaites.

Pour la petite anecdote, l’appareil photo nous sera gracieusement et gratuitement prêté (au lieu de 25 euros de frais habituel) suite à la panne du bateau de la compagnie pendant la matinée qui nous a poussé à modifier notre programme de plongée préparé par Mo (qui était au top). Evidemment il a fallu se faire entendre pour obtenir « semi-gain » de cause.

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Le dernier jour, nous commençons par une plongée profonde à 30mètres sur South East Pinnacles. Il nous est très difficile de juger de la profondeur et avons du mal à concevoir que nous sommes presque deux fois plus profond que notre dernière excursion. La différence au niveau des coraux n’est pas flagrante, mais cela ne nous empêche pas de contempler les récifs et la faune marine dont nous n’arrivons pas à nous lasser. Mo se fera d’ailleurs attaqué par un Titan Trigger Fish au cours de cette plongée, sans conséquence mais heureusement que ça lui est arrivé à lui.

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Nous plongeons pour la seconde et dernière fois de la journée à White Rock où se tient, à 25 mètres de profondeur, une épave d’un navire de l’armée US ayant combattu au cours de la seconde guerre mondiale. Plonger sur ce bateau nous procure un sentiment bien étrange, comme un voyage dans le passé où nous cherchons à comprendre pourquoi il est ici (nous saurons plus tard qu’il a été coulé volontairement l’an passé pour en faire un récif artificiel et site de plongé…). Nous apprécions l’expérience et cela nous donne envie d’améliorer nos compétences en plongée sur épave … à voir peut être avec un prochain diplôme nos permettant d’y entrer ?

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Il est déjà l’heure de partir de Koh Tao. Nous y avons vécu en total décalage avec les autres touristes qui vivent la nuit, d’alcool et de fête, mais avons réellement adoré notre expérience. Si bien que nous avons déjà hâte de ré-enfiler l’équipement pour de nouvelles aventures subaquatiques…

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Bye bye Koh Tao

 

Bangkok

Un nouveau bus de nuit nous amène sur la capitale thaïlandaise qui nous accueillera pour deux jours et une nuit en son sein.

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26Nous logeons sur Khao San Road, repères des routards et voyageurs occidentaux. C’est assez rare pour nous de voir autant de visages pâles dans une ville asiatique. La rue dans laquelle nous logeons est bien vivante. Remplie de boutiques bon-marché et de boui-boui la journée, elle s’anime la nuit avec la musique dans les pubs où tout le monde vient étancher sa soif.

 

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Au cours de ces deux jours à Bangkok, nous marcherons une bonne dizaine d’heure à l’exploration des quartiers de Khao San, Teweet, Chinatown ainsi que le CBD. Nous évitons comme à notre habitude et autant que faire se peut de dépenser de l’argent pour les transports lorsque nos jambes nous permettent de nous mener à bon port, et ce au grand dam des conducteurs de tuk-tuk. Ceux-ci deviendront même désagréables et il leur arrivera de hausser la voix ou de nous envoyer pêtre après nos plusieurs refus …. Une mauvaise expérience qui nous laissera un goût amer de la ville.

 

Quelques mots sur Bangkok...

28Les rues sont jonchées de marchés en tout genre, la rivière est une véritable déchetterie, et les gens vous voient comme un billet sur pattes. Une infinité de petites statuettes bouddhistes recevant des offrandes quotidiennes, ainsi que des temples de toute taille sont éparpillés dans toute la capitale. Nous ne ferons que les observer de l’extérieur pour cette première visite de Bangkok, et nous prévoyons de revenir visiter le Wat Pho avant notre départ pour Bali. Nous prévoyons aussi pour plus tard de parcourir la ville via de petites péniches qui naviguent sur les canaux en plein centre et devraient nous en offrir une toute autre image.

 

Nous prendrons également du temps au cours de ces deux jours afin d’obtenir notre visa pour la Birmanie, où nous souhaitons nous rendre après notre passage à Bali.

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Nous quittons assez rapidement Bangkok et prenons la direction de Chiang Rai tout au Nord du pays avec un nouveau bus de nuit.

 

7 octobre 2012

Du 18 au 29 septembre : l’île de Sumatra

Après quelques péripéties au cours de notre trajet pour rejoindre l’île de Sumatra, c’est à Médan, au nord de l’île que nous atterrissons.

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 La panne de bus entre Pangandaran et Bandung (aéroport).

Il nous faudra encore un peu de patience et de courage après une nuit à Médan, pour rejoindre Bukit Lawang en bus.

  

Jungle Trek in Bukit Lawang

Petit village isolé aux abords de la jungle, Bukit Lawang apparaît comme un véritable havre de paix après la tumultueuse ville de Médan. Nous sommes accueillis dès la sortie du bus par Tam, un indonésien qui nous propose de nous accompagner jusqu’à notre hôtel (où il recevra sans doute une commission pour nous y avoir conduit).

Tam est sympathique, il nous a aidé à résoudre notre petit conflit avec le chauffeur du minibus qui nous demandait le double de la somme que nous devions payer initialement, de plus, il parle bien anglais. C’est ainsi qu’assez naturellement nous acceptons qu’il soit notre guide pour notre sortie dans la jungle (à savoir qu’il est interdit de s’y promener seul) les deux jours suivants.

C’est avec Kat et Sam (un couple d’anglais rencontré dans le minibus), Doro et Thomas (un couple d’allemands) et Ken (un jeune japonais), que nous partons à l’aventure dans la jungle. Tam et son assistant nous accompagnent et nous font découvrir la jungle, sa flore (et quelques plantes médicinales), sa faune mais aussi ses dangers.   03

 La fine équipe.

 

A peine une heure après notre départ, nous sommes déjà quasi nez-à-nez avec nos premiers orangs-outangs. Une maman et son bébé évoluent gracieusement dans les arbres. Nous sommes subjugués par cette façon si assurée qu’a la mère de se mouvoir de branche en branche, d’arbre en arbre alors que son petit s’agrippe à elle.04

Plus loin, nous en croisons un autre. Cette fois c’est un mâle. Il est très calme et mange les bananes que le guide lui lance avec une nonchalance déconcertante.

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Après une pause « goûter » avec bananes, mandarines et fruits de la passion, en compagnie d’une dizaine de macaques bien gourmands et amusants, nous nous enfonçons encore un peu plus dans la jungle.

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Ça monte, ça descend, ça glisse, il fait une chaleur étouffante et c’est tout plein de moustiques, bref ce n’est pas de toute simplicité d’avancer là-dedans… (Qu’importe ce qu’en dira Yann car il est tombé sur les fesses plein de fois :p ). Mais l’idée d’observer d’autres orangs-outangs motive les troupes.  07

Le bon « Nasi Goreng » (riz frit), préparé par nos guides, aide aussi :) :

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Nous resterons d’ailleurs un moment observer une autre maman avec ses 2 rejetons. Ces deux derniers s’amusant avec les petits enquiquineurs de macaques. Un spectacle bien comique.

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Chhhuuut, taisons-nous à présent les amis, nous voici sur le territoire de Mina. Mina ? Oui, LA célèbre femelle orang-outang, aimée mais redoutée de tous à Bukit-Lawang. Cette imposante lady fait même l’objet d’un encadré dans notre Lonely Planet. Pour mieux comprendre l’animal, il faut savoir que Mina fut élevée en captivité tel un animal de compagnie et fut une des premières à être relâchée dans la nature. Semi-sauvage, elle attend encore beaucoup de l’homme, notamment de la nourriture. Sa mauvaise réputation s’est faite à cause des multiples agressions qu’elle a commises contre les hommes, on comptait en 2010 plus de 64 attaques de guides… Autant dire qu’en sachant cela, on n’avait pas spécialement envie de rencontrer cette « bad-girl » !

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La célèbre Mina et son petit… elle n’a pas l’air commode, hein ?!

 

En suivant scrupuleusement les conseils de Tam, un par un, à une bonne distance de l’animal, nous avons pu prendre des photos de la gigantesque Mina. Puis Tam nous a demandé de le suivre à pas pressé dans un petit chemin, pour ne pas qu’elle ne nous suive. L’assistant de Tam étant sensé l’occuper pendant notre fuite… Tam semble un peu crispé, nous essayons de le suivre dans ce chemin difficile mais… trop tard… Mina est déjà derrière nous !!!!  12

Yann est le dernier de la troupe, c’est lui qui annonce au groupe que nous sommes suivis. Il garde son calme, peut-être un peu trop d’ailleurs car, lorsqu’il annoncera que Mina s’approche, le reste de la troupe prendra cela un peu trop à la légère. Genre « oui oui c’est ça », « pas cool la blague »… Laure regrettera bien vite de ne pas avoir pris plus au sérieux la remarque de Yann car quelques secondes après, Mina est là. Le guide nous crie de courir… tandis que Laure s’agrippe à un arbre pour ne pas tomber et tente de se cacher derrière. Elle n’a pas le temps de reprendre son souffle que Yann lui annonce que Mina est juste de l’autre côté… ahhh l’angoisse !!!

Yann lui dit à plusieurs reprises de le rejoindre de l’autre côté du chemin, Laure met du temps à se décider à bouger et quand elle décide de se jeter de l’autre côté… trop tard, quelque chose l’empêche d’avancer… Ce quelque chose n’étant autre que Mina qui l’a attrapée par la hanse du sac-à-dos !!! Le guide hurle « NO MINA, NO ! » et elle lâche prise, laissant le temps à Yann d’agripper Laure et de la jeter à Sam plus bas, avant que nous n’entrions tous dans une course endiablée dans la jungle !!!

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Une fois hors d’atteinte de l’animal, nous reprenons le chemin plus tranquillement vers notre bivouac. Nous sommes ravis de voir une rivière et une cascade près du campement, nous nous y rafraîchissons avant de prendre le thé tous ensembles.

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Nous enchainons par un repas gargantuesque à base de riz et différents accompagnement qu’un des guides a préparé sur place. Qu’est ce que c’est bon et surtout qu’est ce que ça fait du bien après une telle journée !! La soirée sera tranquille, à discuter et deviner les petites énigmes que chacun a en tête (jeux de cartes, allumettes, jeux de mots…) autour de quelques verres. Lorsque quelques gouttes de pluie tombent tout le monde se met « au lit » enfin… sur son tapis de sol dans l’immense tente commune faite de bâches en plastique :).

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Nous nous levons tout endoloris au petit matin… c’est sûrement une des pires nuits que nous ayons passé au cours de ce voyage. Qu’importe, petit déjeuner dans le ventre nous reprenons notre chemin et arrivons à un super spot au bord de la rivière pour le lunch.

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Nous enchainons et terminons l’aventure par un retour bien fun au village en « rafting ».

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Le soir, à l’hôtel, nous ne manquons pas de retrouver nos compagnons de trek pour quelques verres et pour échanger sur nos impressions. Cela sera également l’occasion de chanter en cœur avec les locaux de l’hôtel la « business song of Bukit Lawang ». 

Sur l’air de Jingle bells :


Jungle Trek, Jungle trek, in Bukit Lawang…
See the Bird, see the Monkey, see Orang-Outang, (Hey), (*2)

Trekking together, see the animals, singing together in Bukit Lawang …
Walking together, Rafting together, everything together, in Bukit Lawang

Jungle Trek, Jungle trek, in Bukit Lawang…
See the Bird, see the Monkey, see Orang-Outang, Hey,

Jungle Trek, Jungle trek, in Bukit Lawang…
See the Bird, see the Mina, everyyboodyyy ruuuunnnnn !!!

 

Lake Toba

Quoi de mieux qu’une petite halte au lac Toba pour nous remettre des émotions de nos passage à Bukit Lawang. Nous passerons 4 journées sur l’île de Samosir au milieu du lac, dans un hôtel tout confort, les pieds dans l’eau pour la modique somme de 3euros la nuit. Au programme, farniente, organisation du voyage, blog, mais aussi visite de l’île en mobilette et spectacle Batak...

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 En ferry jusqu’au village de Tuk-tuk, sur l’île de Samosir.

 

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 Vue depuis la chambre d’hôtel.

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L’eau du lac est trop bonne !!! :)

Inconfortablement assis sur notre petite mobylette, nous ne pouvons, ni l’un ni l’autre, nous empêcher un petit flash back sur notre adolescence. Yann reprend ses marques avec la conduite d’une petite bécane tandis que Laure s’agrippe fermement à l’arrière :).

Cela dis, à part l’engin, nous nous interdisons toute comparaison de l’état des routes et du paysage avec ceux de cette « lointaine » époque. Nous n’aurons pas d’autre mot que « dégueulasse » pour qualifier ce qui sert de route pour faire le tour de l’île… Mais contrairement à cela, les paysages sont renversants, montagnes verdoyantes qui se jettent dans l’eau d’un côté, ce qui n’est pas sans rappeler les paysages de Nouvelle-Zélande, et rizières de l’autre côté. Un régal pour les yeux !

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Vue depuis Samosir Island.


vvvC’est le peuple Batak qui habite cette région de Sumatra. Autrefois cannibales, les Bataks ont été colonisés et convertis au christianisme par les anglais en 1850. Plus rien à craindre aujourd’hui pour nous visiteurs ponctuels de leurs terres… ouf!

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 Un spectacle culturel avec danse et chants Bataks.

 

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Berastagi 

Plusieurs heures dans différents transports publics et nous voilà à Berastagi, ville de taille moyenne au sud de Medan. A peine arrivés que, sur les conseils du gérant de l’hôtel du lac Toba, nous contactons Abdy, un jeune indonésien très sympathique qui parle parfaitement le français. Il n’a malheureusement pas de logement pour nous mais reste un moment en notre compagnie, il prend le temps de nous donner toutes sortes de renseignements et de nous aider à trouver une guest house dans notre budget.

 

Nous sommes ravis de notre chambre et Laure se prendra plusieurs fois de fous rires avec la propriétaire qui ne parle pas un mot d’anglais et avec qui elle parviendra tant bien que mal à communiquer. A peine installés que nous filons directement observer le coucher de soleil sur le volcan Siberung.

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 Coucher de soleil sur le volcan.


Nous consacrons notre deuxième journée à une randonnée sur le volcan Sibayak. La montée n’est pas très difficile cette fois-ci et nous sommes entourés d’une centaine d’écoliers qui ne se lassent pas des « hello mister, hello miss !!!» et des photos avec nous ! Encore une fois une bonne odeur d’œuf pourri règne en haut du volcan grâce aux nombreuses fumerolles qui parsèment le cratère mais la vue sur la ville et le Siberung vaut le détour.

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Le Volcan Sibayak

Nous retrouvons Abdy sur le volcan, il était aussi guide pour touristes mais nous avait avouer que la randonnée ne nécessitait pas de guide :).

Il est déjà temps de rejoindre l’aéroport de Médan et de quitter Sumatra et l’Indonésie. Un temps d’adaptation nous aura incontestablement été nécessaire pour apprécier le pays à sa juste valeur mais, en prenant notre temps, en apprenant à négocier, en nous méfiant des discours de certaines personnes, nous ne nous sommes plus fait avoir et avons profité des paysages, des locaux, de leur culture et de leur mode de vie.

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